Center Parcs de Roybon : Barbara Pompili approuve l’abandon d’un projet « absurde » sur le plan environnemental

RETRAIT Le groupe Pierre et Vacances a annoncé ce mercredi l’abandon de son projet de Center Parcs en Isère, estimé à 390 millions d’euros

J.Lau. avec AFP

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Installés dans la forêt de Chambaran (Isère), des zadistes protestent depuis de longues années contre le projet d'ouverture d'un Center Parcs à Roybon.
Installés dans la forêt de Chambaran (Isère), des zadistes protestent depuis de longues années contre le projet d'ouverture d'un Center Parcs à Roybon. — XAVIER VILA/SIPA

Fraîchement en poste, Barbara Pompili a déjà pu se réjouir ce jeudi de l’abandon d’un projet controversé. La nouvelle ministre de la Transition écologique a ainsi qualifié d'« absurdité » en matière environnementale le domaine Center Parcs à Roybon (Isère), qui ne verra finalement pas le jour, après l’annonce du groupe Pierre et Vacances mercredi.

« J’étais de longue date opposante à ce projet parce que c’est un projet de l’ancienne période, où on ne s’occupait pas de ce qu’on faisait à la nature », a indiqué Barbara Pompili sur France Info, en insistant sur le déboisement important prévu dans une zone humide.

« Ça n’avait pas du tout été pensé pour protéger la nature »

« C’est fou quand même, a poursuivi la ministre. C’est supposé être des vacances pour être proche de la nature et ça n’avait pas du tout été pensé pour protéger la nature. On est face à une absurdité, et en plus, il y avait eu un clair manque de concertation en amont. Ce qu’il se passe là montre qu’on est passé à autre chose. »

Bloqué par de multiples recours et d’interminables procédures judiciaires depuis son lancement en 2007, en plus d’un terrain occupé par des zadistes, ce projet de domaine avec un millier de cottages, de commerces et de restaurants autour d’un espace aquatique, le tout chiffré à 390 millions d’euros, est désormais de l’histoire ancienne.