Retraites: Jean Castex veut régler « à court terme » la réforme

MARCHE A SUIVRE Le Premier ministre a prévenu les syndicats qu’il ne croyait pas « au consensus mou ». Il va par ailleurs boucler la semaine prochaine le Ségur de la santé

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Jean Castex en visite au Coudray Montceaux, le 4 juillet 2020.
Le Premier ministre Jean Castex en visite au Coudray Montceaux, le 4 juillet 2020. — Jacques Witt/SIPA

Les ministres en attente d’être nommés connaissent déjà les principaux dossiers qui les attendent. Dans un entretien publié dans l’édition du 5 juillet du Journal du dimanche, le Premier ministre Jean Castex affirme souhaiter régler « à court terme » le dossier des retraites.

La nouvelle donne sociale de Macron

« Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine », a-t-il par ailleurs déclaré.

Interrogé sur les inquiétudes des syndicats concernant les retraites, il a affirmé que « dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses ». « Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme ? C’est mon souhait », a-t-il expliqué. « A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social », a-t-il poursuivi.

Sa méthode : « un mélange de volontarisme et d’expérience »

Le premier ministre a toutefois voulu avertir les syndicats sur sa méthode. Il prévient ne pas croire « au consensus mou » tout en définissant sa manière de faire comme « un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler ».

Face à ses détracteurs qui le voient comme un simple exécutant de la volonté présidentielle, il a souligné qu’il n’entrait « pas dans les intentions du chef de l’État de faire de (lui) un subordonné voué aux tâches secondaires ». Et de poursuivre : « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de collaborateur ».