Coronavirus : Un rebond de 8 % de l’économie française envisagé par Bercy pour l’an prochain

EPIDEMIE Ce serait inférieur de 4 % à 2019, mais ce serait un rebond spectaculaire tout de même vu la conjecture actuelle

20 Minutes avec AFP

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Ministère de l'économie à Paris (Archives)
Ministère de l'économie à Paris (Archives) — IBO/SIPA

L’horizon ne serait pas si bouché que cela, malgré les annonces quotidiennes de suppressions d'emploi. C’est en tout cas ce que laisse supposer un document mis en ligne ce vendredi par le ministère de l’Économie et des Finances.

Après une «annus horribilis» en 2020 pour l’économie française et mondiale en raison de la pandémie de coronavirus, Bercy envisage en effet un rebond du Produit intérieur brut de 8 % en 2021, « hors effet du plan de relance à venir » précise le ministère dans un document préparatoire au débat d’orientation des finances publiques mis en ligne ce vendredi.

« La reprise graduelle entamée mi-2020 se poursuivrait au cours de l’année 2021, soutenue par les mesures du gouvernement », envisage Bercy, précisant que « le PIB en 2021 demeurerait inférieur d’environ 4 % à son niveau de 2019 ».

Portée par la demande intérieure

Mais tout de même, cela reste des prévisions plus qu’optimistes après la crise due à l’épidémie du coronavirus. C’est au-dessus aussi des prévisions du FMI (+7,3 %) ou de la Banque de France (+7 %).

Dans le scénario livré par Bercy, la reprise « serait portée par le dynamisme de la demande intérieure », avec un rebond de la consommation des ménages alimenté « par la vigoureuse reprise de la consommation observée à partir du 11 mai », début du déconfinement, et par « la résistance du pouvoir d’achat » en « grande partie préservé » par les mesures de soutien prises par le gouvernement.

 

Avec un bémol, l’investissement « resterait plus sensiblement en retrait de son niveau antérieur ». Une incertitude sur les perspectives financières et économiques « continuant de peser », avance le ministère qui anticipe une hausse de la croissance des investissements de 20 %. Il prévoit que « le tourisme se redresserait plus partiellement, restant sur l’ensemble de l’année en deçà des niveaux de 2019, reflétant une persistance des incertitudes ».