Airbus : Toulouse va payer un lourd tribut avec 3.500 des 5.000 postes supprimés en France

TROU D'AIR La ventilation des suppressions de postes prévues par Airbus est terrible pour la Ville rose qui va voir plus de 3.500 emplois s’envoler

H.M. avec AFP

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Airbus a annoncé ce jeudi la suppression de 3.500 emplois à Toulouse.
Airbus a annoncé ce jeudi la suppression de 3.500 emplois à Toulouse. — Georges Gobet / AFP

Toulouse, berceau et siège d' Airbus, est sans surprise la ville qui sera la plus touchée par le vaste plan social annoncé par l’avionneur. Sur les 5.000 emplois supprimés d’ici un an dans l’Hexagone, plus de 3.500 le seront dans la Ville rose, a indiqué ce jeudi Jean-François Knepper, responsable syndical FO (majoritaire), au sortir d’une nouvelle réunion entre partenaires sociaux et direction.

La ventilation toulousaine des dégâts prévoit la disparition de 2.398 cols-bleus qui opèrent sur les chaînes d’assemblage, celle de 980 cols blancs au siège et celle de 200 salariés de plus dans les diverses filiales. La région toulousaine abrite en effet une chaîne d’assemblage pour chacun des gros-porteurs du constructeur (A330, A350 et A380) et deux pour les avions de la famille A320.

A Nantes et Saint-Nazaire aussi

Les coupes dans les effectifs de production concernent aussi les sites de Nantes et Saint-Nazaire avec respectivement 484 et 386 postes concernés.

Enfin, la filiale Stelia d’Airbus (aérostructures et sièges d’avion) devrait aussi perdre plusieurs centaines de postes.

« Nous allons vers un cataclysme social à l’automne », prévient Jean-François Knepper. « Comment l’Etat peut-il accepter autant de licenciements ? », demande-t-il, alors les négociations avec la direction doivent démarrer lundi.

Frappé de plein fouet par la crise sanitaire qui a durablement paralysé le trafic aérien, Airbus avait annoncé mardi un « plan d’adaptation » de 15.000 suppressions d’emplois à travers le monde, soit 11 % de ses effectifs.

Le groupe, qui veut privilégier les départs volontaires, les retraites anticipées et le chômage partiel de longue durée, n’exclut pas à ce stade de devoir procéder à des licenciements secs.