Coronavirus : Le Medef ne veut pas de changement du dispositif de chômage partiel avant la rentrée

CRISE « Il ne faut pas changer quelque chose qui vient d’être installé le 1er juin au 1er juillet ou au 1er août, ça serait absurde » estime Geoffroy Roux de Bézieux

20 Minutes avec AFP
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Geoffroy Roux de Bezieux, le président du Medef, le 28 mai 2020.
Geoffroy Roux de Bezieux, le président du Medef, le 28 mai 2020. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

« Parlons-en tranquillement pour éventuellement travailler sur quelque chose à la rentrée, mais qui soit cette fois pérenne ». Le Medef veut que la prise en charge du chômage partiel ne baisse pas de nouveau avant la rentrée, a indiqué ce vendredi son président Geoffroy Roux de Bézieux.

« Je suis d’accord pour en discuter, mais il ne faut pas changer quelque chose qui vient d’être installé le 1er juin au 1er juillet ou au 1er août, ça serait absurde », a-t-il déclaré en marge d’une visite d’un site de recyclage de déchets de Suez à Limeil-Brévannes, en banlieue parisienne.

Une baisse de la prise en charge évoquée

La prise en charge du chômage partiel instaurée au début du confinement est passée au 1er juin de 100 % à 85 % de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a évoqué vendredi une baisse de cette prise en charge pour les entreprises de l’ordre de 10 %, avant de se rétracter.

« Il y a des secteurs qui malheureusement vont être obligés de rester assez longtemps dans ce système, donc parlons-en et discutons-en », a encore dit le président de l’organisation patronale en indiquant qu’il verrait la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lundi sur ce sujet.

Des chiffres encores incertains

Jeudi, Geoffroy Roux de Bézieux a réclamé au gouvernement des chiffres « fiables » sur le chômage partiel et indiqué que c’était pour lui une condition préalable avant de revoir le dispositif.

Selon lui, la ministre du Travail a « surcommuniqué sur 12 millions, 13 millions de salariés en chômage partiel », tandis que les chiffres du ministère du Travail ont fait état de 8,6 millions de bénéficiaires du dispositif pour le mois d’avril, et que ceux pour le mois de mai ne sont pas encore connus.