Royaume-Uni : EasyJet, British Airways et Ryanair traînent le gouvernement britannique devant les tribunaux

TURBULENCES Les trois compagnies aériennes ont décidé d’entamer un bras de fer juridique avec le gouvernement britannique pour qu’il revienne sur sa décision de quartorzaine mise en place pour les voyageurs arrivant de l’étranger

20 Minutes avec AFP
— 
A l'aéroport d'Heathrow, les voyageurs en provenance de l'étranger doivent observer une quarantaine de 14 jours après leur arrivée.
A l'aéroport d'Heathrow, les voyageurs en provenance de l'étranger doivent observer une quarantaine de 14 jours après leur arrivée. — Matt Dunham/AP/SIPA

La mesure de quarantaine décidée par le gouvernement britannique pour tout voyageur arrivant de l’étranger était très décriée. Pour British Airways, EasyJet et Ryanair, la pilule a du mal à passer, au point que les trois compagnies aériennes ont décidé de passer à l’attaque.

Confrontées à un trou d’air du trafic aérien depuis des semaines, elles ont annoncé vendredi avoir lancé une action en justice contre le gouvernement britannique afin qu’il renonce à cette quatorzaine imposée dans le cadre de la crise du coronavirus.

Dans un communiqué commun, elles expliquent que cette mesure en place depuis lundi pour au moins trois semaines « va avoir un effet dévastateur sur le tourisme britannique et l’économie, et va détruire des milliers d’emplois ».

Jusqu’à 1.000 euros d’amende

Beaucoup trop contraignante, cette quatorzaine n’est fondée sur aucune consultation ni preuve scientifique, estiment-elles. Si cette mesure compte des dispenses, notamment pour des Français ou Allemands qui font des navettes chaque semaine avec le pays, ce n’est pas le cas pour des étrangers en provenance de lieux de contamination moindre qu’au Royaume-Uni, qui déplore plus de 41.000 décès dus au coronavirus.

Le gouvernement britannique avait laissé entendre qu’il pourrait mettre en place des ponts aériens vers certains pays afin de ne pas compromettre le redémarrage du tourisme tant attendu par le secteur. Les trois compagnies préféreraient que la quarantaine ne soit valable que pour les voyageurs en provenance de pays à haut risque.

Les voyageurs qui ne respecteraient pas cette quatorzaine et viendraient à faire l’objet d’un contrôle aléatoire encourent une amende de 1.000 livres.