Sauvetage de l’automobile: la Maison Blanche examine un projet sans parler d'accord

CRISE Le plan débloquerait 15 milliards de dollars...

P.B. avec AFP

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Les Américains ont boudé les 4x4, "SUV" et autres gros modèles chers et gourmands en carburant en mars, faisant chuter les ventes automobiles aux Etats-Unis en mars, un repli attendu par les marchés et qui a davantage touché les constructeurs américains que les asiatiques.
Les Américains ont boudé les 4x4, "SUV" et autres gros modèles chers et gourmands en carburant en mars, faisant chuter les ventes automobiles aux Etats-Unis en mars, un repli attendu par les marchés et qui a davantage touché les constructeurs américains que les asiatiques. — Scott Olson AFP/GETTY IMAGES/archives

Des progrès. La Maison Blanche a dit lundi examiner une proposition de loi pour venir en aide aux constructeurs automobiles, sans faire état d'un accord avec le Congrès et en soulignant que les constructeurs devaient donner l'assurance de leur viabilité à long terme.
 

La Maison Blanche a signifié qu'elle et le Congrès n'étaient pas d'accord sur les termes selon lesquels les constructeurs garantiraient leur viabilité.
 

Avec de nouveaux dirigeants?

Le Congrès a envoyé lundi à la Maison Blanche un plan pour venir au secours des trois grands constructeurs automobiles américains en pleine déconfiture. Le plan ferait l'objet d'un vote au Congrès le plus rapidement possible, mais George W. Bush devrait ensuite approuver la loi, ce qui force le Congrès à se concerter avec l'administration.
 

Le plan débloquerait presque immédiatement jusqu'à 15 milliards de dollars en prêts. Il soumettrait aussi les constructeurs qui accepteraient cette aide publique à un contrôle étendu de l'Etat fédéral. Chacun des groupes devrait présenter d'ici au 31 mars un plan de restructuration censé l'adapter aux exigences du marché et garantir sa viabilité.
 

Interrogé sur ABC sur  l'éventualité qu'une démission des patrons des constructeurs soit une des exigences d'un plan de sauvetage, comme le réclament certains, Bush a répondu évasivement: «Je pense qu'il faut examiner tous les aspects d'un accord».