Crise dans l’aéronautique : Pour Bruno Le Maire, comparer Toulouse à Détroit « ne tient pas la route »

CORONAVIRUS Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est exprimé sur France Bleu Occitanie ce mercredi, au lendemain de l’annonce d’un plan de soutien de 15 milliards d’euros pour l’aéronautique

N.S.

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Bruno Le Maire sur le stand d'Airbus au salon du Bourget, le 18 juin 2019.
Bruno Le Maire sur le stand d'Airbus au salon du Bourget, le 18 juin 2019. — Romuald Meigneux / Sipa

L’épidémie de Covid-19 a porté un très rude coup à l’aéronautique et, par conséquent, à l’économie de Toulouse, capitale française et européenne du secteur, au point d’alimenter ces dernières semaines une comparaison entre la Ville rose et Detroit, aux Etats-Unis, frappée par la déliquescence de l’industrie automobile depuis les années 1970. Pourtant, selon Bruno Le Maire, interrogé ce mercredi sur France Bleu Occitanie, ce rapprochement « ne tient pas la route deux secondes ».

« Cela n’a absolument rien à voir, a assuré le ministre de l’Economie. L’industrie à Detroit était menacée pour des raisons conjoncturelles, structurelles auxquelles il était difficile de remédier. Toulouse, c’est un centre d’excellence de l’aéronautique. Et l’aéronautique a encore de belles années devant elle. »

Un plan pour éviter « un drame social »

Pour l’heure, Airbus et ses sous-traitants sont dans le dur, d’où le plan de soutien annoncé mardi par le même ministre pour éviter « un drame social ». Bruno Le Maire juge que « 100.000 emplois [auraient été] menacés dans les semaines qui viennent » sans ce plan, dont l’objectif est « d’éviter les départs forcés ».