Le canadien Bombardier annonce 2.500 suppressions d’emplois dans sa branche aviation

CRISE Cela représente 10 % des effectifs de l’entreprise, en difficulté avant la crise sanitaire

20 Minutes avec AFP

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Le logo de Bombardier au salon du Bourget. (archives)
Le logo de Bombardier au salon du Bourget. (archives) — PIERRE VERDY / AFP

Le groupe canadien Bombardier a annoncé vendredi environ 2.500 suppressions de postes dans sa branche aviation, pendant l’année 2020, en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus sur ses activités. « Bombardier Aviation a pris la décision difficile de réduire ses effectifs d’environ 2.500 employés. La majorité de ces réductions toucheront les activités manufacturières au Canada et elles seront effectuées progressivement pendant l’année 2020 », a annoncé le groupe dans un communiqué.

Ces suppressions de postes représentent environ 10 % des effectifs de Bombardier Aviation, branche qui construit des avions d’affaires et compte environ 22.000 employés parmi les 60.000 du groupe. Pour expliquer cette décision, le groupe souligne « la baisse prévue des livraisons d’avions d’affaires dans l’ensemble de l’industrie d’environ 30 % sur 12 mois en raison de la pandémie ». « Bombardier doit ajuster ses activités et ses effectifs pour s’assurer d’émerger de la crise actuelle sur de solides bases », ajoute le groupe, dont le siège se situe à Montréal.

200 millions de dollars de perte au premier trimestre

« C’est une question d’ajuster à la taille du marché pour être compétitif », a précisé Mark Masluch, porte-parole de Bombardier, dans une interview à la chaîne publique Radio Canada. Début mai, l’ancien fleuron industriel canadien a déclaré une perte de 200 millions de dollars américains au premier trimestre en raison de l’impact du coronavirus. Bombardier a conclu en février un accord pour la vente de sa branche Transport (ferroviaire) au groupe français Alstom et à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), pour un prix compris entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros.

Le groupe s’est également retiré de l’aviation commerciale pour se concentrer exclusivement sur les jets d’affaires. Après l’annonce de la cession, le groupe avait indiqué le départ de son PDG Alain Bellemare, à la tête de Bombardier depuis 2015, et remplacé depuis par Eric Martel, ancien patron du géant public québécois de l’électricité Hydro-Québec. Lourdement endetté, Bombardier a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars américains en 2019, contre un bénéfice de 318 millions l’année précédente.