Déconfinement à Montpellier : Comment l'aéroport amorce son redécollage après l'épidémie

AERONAUTIQUE Juste avant le confinement, une base Transavia devait s'installer à Fréjorgues

Nicolas Bonzom

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Un avion de la compagnie Transavia, qui a prévu d'installer une base à Montpellier
Un avion de la compagnie Transavia, qui a prévu d'installer une base à Montpellier — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA
  • Avant le début du confinement, l’aéroport de Montpellier avait entamé sa métamorphose, lancé des travaux et multiplié les destinations.
  • Une base Transavia devait s’installer sur la plate-forme aéroportuaire.
  • L’épidémie ne remet cependant pas en question les ambitions de l’aéroport.

A l’arrêt pendant près de deux mois, le monde aérien a payé un lourd tribut à l’épidémie de Covid-19. A Montpellier (Hérault), l’aéroport n’y a pas échappé. « Ce fut chaque jour plus compliqué, nous n’avions plus aucune ressource depuis le début du confinement, confie Emmanuel Brehmer, le président de l’aéroport Montpellier-Méditerranée. Aucune ressource aéronautique, mais aussi les commerces, les loueurs de voitures, les parkings, tout s’est arrêté. Nous n’avions aucune rentrée d’argent. »

Le trafic n’a repris que le 11 mai, avec seulement deux rotations hebdomadaires vers Charles-de-Gaulle. A Fréjorgues, l'emploi n’a cependant pas été touché, et les compléments de rémunération pour le personnel placé en chômage partiel ont été maintenus. Mais il a fallu retravailler le budget et solliciter les banques.

Le cap des 2,5 millions de passagers en 2025 est maintenu

« Nous avons mis en place un budget rectifié qui sera présenté le 18 juin devant le conseil de surveillance et qui permettra à la société de passer cette épreuve, sans avoir recours à aucune subvention publique ni soutien extérieur », note Emmanuel Brehmer.

L’inquiétude était pourtant forte quand l’épidémie a éclaté : depuis de longs mois, la plate-forme multipliait les destinations et avait engagé des travaux pour s’agrandir. Avec un objectif : dépasser le cap des 2,5 millions de passagers à l’horizon 2025. L’ambition n’a pas changé. « Cette épreuve aura été un coup de frein, en aucun cas une remise en question de notre potentiel de développement », confie Emmanuel Brehmer.

La base Transavia n’est pas remise en question

Coup du sort, en mars tandis que la France se confinait, Transavia était fin prêt à installer une nouvelle base à l’aéroport de Montpellier, avec de nombreuses destinations à la clé. « C’était le résultat de plusieurs années de travail, et ce devait être pour l’aéroport le grand pas que l’on attendait », reprend le directeur du site. Cette arrivée n’est cependant pas remise en question. Elle est simplement « différée », indique la compagnie low cost à 20 Minutes. « Nous sommes rassurés », note Emmanuel Brehmer.

Transavia va d’ailleurs assurer ses premières destinations depuis Montpellier : Palerme et Faro le 26 juin, Athènes le 27, Séville et Lisbonne le 28. Les autres compagnies (Chalair, Volotea, Air France et Luxair) vont aussi reprendre du service : Bordeaux le 15, Nantes le 17, Ajaccio le 20, Orly le 26 et Bastia et Luxembourg le 27. En juillet, se rajouteront notamment Londres, Brest, Lille, Dublin, Amsterdam, Rotterdam, et la très prisée Ibiza. Encore faut-il, désormais, que les usagers suivent le mouvement.