Renault : Le Drian aurait menacé de démissionner en cas de fermeture de la Fonderie de Bretagne

ECONOMIE L’ancien président de la région et actuel ministre des Affaires étrangères souhaitait le maintien du site industriel de Caudan

C.A.

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Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ici le 12 décembre 2016 lors de la visite du pôle d'excellence cyber, lors d'une visite à Rennes.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ici le 12 décembre 2016 lors de la visite du pôle d'excellence cyber, lors d'une visite à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La Bretagne au cœur. Depuis qu’il a quitté la présidence du conseil régional pour devenir ministre, Jean-Yves Le Drian est régulièrement intervenu pour venir en aide à sa région natale. Le dernier exemple en date est tout récent. D’après Le Canard Enchaîné, le ministre des Affaires étrangères aurait menacé de démissionner si la Fonderie de Bretagne venait à fermer. Ce site industriel installé à Caudan, dans le Morbihan, est la propriété du groupe Renault, à qui il fournit 95 % de sa production de pièces automobiles. Le « plan d’économies » présenté par le constructeur français, prévoit la suppression de 15.000 emplois dans le monde, dont près de 5.000 en France.

Depuis cette annonce, les syndicats de la fonderie bretonne n’ont cessé de se mobiliser. De nombreux élus de la région, le successeur de Le Drian en tête, ont écrit au ministre de l’Economie Bruno Le Maire pour tenter de sauver le site industriel qui fait travailler 400 personnes. D’après Le Canard enchaîné, Jean-Yves Le Drian aurait été jusqu’à menacer Matignon de démissionner en cas de fermeture de l’usine.

Le site sera-t-il cédé ?

Le vendredi 29 mai, la nouvelle est finalement tombée à l’issue d’un CSE extraordinaire. La Fonderie de Bretagne « ne fermera pas ». Deux jours plus tard, le PDG du constructeur automobile Jean-Dominique Senard a semé le doute en évoquant la possibilité d’une cession. Une hypothèse vivement rejetée par les syndicats de la fonderie.