Maubeuge : Reprise du travail à l’usine Renault après des nouvelles « rassurantes »

ECONOMIE Les salariés de l’usine MCA de Maubeuge avaient lancé une grève par crainte d’une délocalisation de la chaîne de production à Douai

20 Minutes avec AFP

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L'usine Renault de Maubeuge où sont produits le Renault Kangoo et le Citan de Daimler.
L'usine Renault de Maubeuge où sont produits le Renault Kangoo et le Citan de Daimler. — WITT/SIPA
  • Les salariés de l’usine Renault de Maubeuge étaient en grève depuis vendredi.
  • Le constructeur automobile a confirmé que la production de la Kangoo ne serait pas délocalisée à Douai.
  • Des nouvelles rassurantes qui ont incité les ouvriers à reprendre le travail.

Les salariés de l’usine Renault de Maubeuge, dans le Nord, en grève depuis vendredi ont repris le travail mercredi. Ils se disent « rassurés » par les annonces du constructeur automobile​ et du gouvernement, a-t-on appris de sources syndicales.

« Nous avons eu des nouvelles rassurantes dont on a fait part aux salariés, même si on reste méfiants. Nous avons gagné la bataille, mais nous n’avons pas gagné la guerre », a déclaré Yannick Charlesege, délégué syndical CFTC. « Suite aux engagements de Renault et du gouvernement, les salariés ont décidé de reprendre l’activité sur le site de Maubeuge », a confirmé Jérôme Delvaux de la CGT.

La Kangoo sera toujours produite à Maubeuge

Samedi, des milliers de personnes, 8.000 selon la CGT, avaient manifesté à Maubeuge contre le plan d’économies de Renault qui prévoit 4.600 suppressions d’emploi sur 48.000 en France. L’usine était à l’arrêt depuis vendredi matin pour s’opposer au projet de transfert de production des utilitaires électriques Kangoo à Douai.

En difficulté financière et victime de l’effondrement du marché automobile, Renault avait en effet annoncé, vendredi, la suppression de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, avec des départs volontaires et sans licenciement, dans le cadre de son plan d’économie de plus de 2 milliards d’euros, jusqu’en 2023.

Le gouvernement a validé, mardi, un prêt garanti de 5 milliards d’euros pour aider le constructeur automobile Renault à surmonter la crise du coronavirus. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est félicité d’avoir obtenu, en contrepartie, la préservation de l’emploi et des capacités industrielles sur le site de Maubeuge.

Sur les 14 sites industriels de Renault dans l’Hexagone, un seul est définitivement voué à la fermeture, celui de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont les salariés sont en grève depuis mardi contre le transfert de l’activité de recyclage prévu vers Flins (Yvelines).

Une manifestation spontanée rassemblant les salariés en grève du site de Choisy, en présence du leader de la CGT Philippe Martinez, s’est déroulée mercredi dans la ville.