Renault : La Fonderie de Bretagne « n’a pas vocation » à rester au sein du groupe

MORBIHAN Le président du groupe Renault n'envisage pas de garder l'usine de 400 salariés

20 Minutes avec AFP
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Du personnel devant l'usine de la Fonderie de Bretagne (groupe Renault) à Caudan.
Du personnel devant l'usine de la Fonderie de Bretagne (groupe Renault) à Caudan. — F.Tanneau/AFP

La déclaration inquiète ses 400 salariés. La Fonderie de Bretagne (FDB), basée à Caudan (Morbihan), « n’a pas vocation » à rester au sein du groupe Renault, a affirmé dimanche le président du constructeur français Jean-Dominique Senard lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, après que le groupe a annoncé cette semaine un plan d’économies.

« On a dit clairement que nous allions ouvrir une analyse stratégique sur cette entreprise, et donc parmi les solutions que nous allons discuter (…) la cession en fait partie », a ajouté le président de Renault.

Des pièces pour l’industrie automobile

En difficulté, le constructeur français a annoncé un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans, qui prévoit 4.600 suppressions d’emploi sur 48.000 en France, et plus de 10.000 hors de France.

Implantée depuis 1965 à Caudan, la Fonderie de Bretagne produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l’industrie automobile, essentiellement pour Renault qui l’avait reprise en 2009. Mais avec l’évolution des motorisations, en particulier le développement de l’électrique, les véhicules auront besoin à l’avenir de moins en moins de fonte d’acier, a expliqué Jean-Dominique Senard.

Vendredi, le directeur de la Fonderie de Bretagne Laurent Galmard avait voulu rassurer ses salariés en affirmant que la fonderie ne fermera pas.