Coronavirus : Quelles sont les faillites et suppressions d’emplois à venir ?

CRISE Une vague de suppressions d’emplois s’annonce dans plusieurs secteurs économiques

20 Minutes avec AFP
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Le 29 mai devant l'usine Renault de Choisy-le-Roi.
Le 29 mai devant l'usine Renault de Choisy-le-Roi. — Christophe Ena/AP/SIPA

La crise du coronavirus a précipité plusieurs entreprises françaises, dont certaines étaient déjà en difficultés comme Renault, dans des faillites ou restructurations lourdes de conséquences pour l’emploi.

Automobile

Le constructeur automobile Renault, en difficulté financière, a annoncé vendredi la suppression d’environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, dans le cadre d’un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans. Quatre sites français devraient être affectés, dans des conditions qui restent partiellement à définir : Caudan (Morbihan), Dieppe (Seine-Maritime), Maubeuge (Nord) et Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Seul ce dernier site sera fermé à l’horizon 2022, a précisé le constructeur. Le projet inclut aussi l’arrêt de la production automobile à Flins (Yvelines), à la fin du modèle Zoe après 2024.

Ameublement

L’enseigne d’ameublement Alinéa, basée à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et qui emploie près de 2.000 salariés, s’est déclarée en cessation de paiements le 6 mai et a été placée le 13 en redressement judiciaire.

Audiovisuel

Anticipant un écroulement des recettes publicitaires, NextRadioTV, maison-mère de BFMTV et RMC, a annoncé le 19 mai un « plan de transformation et de reconquête post-Covid » prévoyant de réduire les effectifs et la voilure dans le sport et le divertissement. NextRadioTV, qui emploie plus de 1.600 personnes, entend diviser par deux le recours aux intermittents, pigistes et consultants et « mutualiser les fonctions supports ».

Pénalisée par l’arrêt des grandes compétitions sportives pendant l’épidémie, la chaîne d’information sportive RMC Sport News (groupe Altice) s’arrêtera définitivement le 2 juin.

Radio France, qui négociait un plan de départs volontaire, va suspendre les négociations et l’ajuster d’ici à la rentrée pour tenir compte des conséquences de la crise sanitaire. La direction avait présenté il y a un an un plan prévoyant 60 millions d’euros d’économies et la suppression de plus de 250 postes, générant la plus longue grève de l’histoire du groupe.

Chaussures et vêtements

L’enseigne de chaussures et vêtements La Halle (Vivarte, 5.391 salariés en France) est en procédure de sauvegarde depuis le 21 avril. Sept candidats à la reprise se sont manifestés, qui reprendraient 60 % seulement de l’effectif, selon son PDG.

L’enseigne de chaussures du groupe Spartoo André (600 salariés) a été mise en redressement judiciaire début avril après avoir dû fermer ses magasins et perdu près de 4 millions d’euros en quinze jours.

Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a ordonné le 15 mai la mise en redressement judiciaire de Naf Naf (1.170 salariés), racheté voilà deux ans à Vivarte par un consortium mené par le groupe chinois La Chapelle. Deux offres de reprises seront étudiées début juin.

Orchestra-Prémaman (articles pour enfants, 2.900 salariés), sous procédure de sauvegarde depuis septembre 2019, est depuis fin avril en redressement judiciaire.

Le 26 mai, l’entreprise de prêt-à-porter Camaïeu (3.900 salariés, 634 magasins) a été mise en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois par le tribunal de commerce de Lille. Le gouvernement dit chercher un repreneur.

Loisirs

Disneyland Paris a indiqué début avril mettre fin aux contrats de 350 intermittents, artistes et techniciens, recrutés début 2020. Le parc d’attractions, fermé au public depuis le 16 mars, a ensuite précisé vouloir les faire bénéficier du chômage partiel.