Le gouvernement envisage de permettre à la SNCF de commercialiser tous ses sièges

TRANSPORT La compagnie ferroviaire est pour l’instant contrainte de ne vendre qu’un siège sur deux pour respecter les règles de distanciation

20 Minutes avec AFP

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Mise en place des mesures de sécurité comme le port du masque obligatoire et la distanciation sociale pour les trajets en heure de pointe, dans les transports en commun a la Gare du Nord.
Mise en place des mesures de sécurité comme le port du masque obligatoire et la distanciation sociale pour les trajets en heure de pointe, dans les transports en commun a la Gare du Nord. — ISA HARSIN/SIPA

Le gouvernement envisage de mettre fin à l’obligation pour la SNCF de ne commercialiser qu’un siège sur deux dans les TGV pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus, a indiqué ce mercredi le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

« Il y a une réflexion sur le sujet », a-t-il déclaré sur RTL. Interrogé quant à savoir si le changement pourrait intervenir cet été, il a répondu positivement. « Il est certain que si la situation sanitaire continue de s’améliorer. (…) Il faudra effectivement assouplir les règles », a dit Jean-Baptiste Djebbari.

Comment respecter les règles de distanciation sociale

Contrairement aux compagnies aériennes, la SNCF est pour l’instant contrainte de ne vendre qu’un siège sur deux pour respecter les règles de distanciation, alors que selon ses dirigeants le port du masque devrait suffire.

La question devient importante en période de déconfinement, parce que l’entreprise de transport a besoin d’un taux d’occupation d’au moins 60 %, jusqu’à 80 % dans les Ouigo, pour ne pas perdre d’argent. Or, les TGV, qui ne sont pas subventionnés par l’Etat ou les régions, sont les seuls trains sur lesquels elle fait habituellement des bénéfices. Et la compagnie publique s’est employée ces derniers jours à bien faire savoir que ses trains sont apparemment au moins aussi sûrs que les avions.

Deuxième étape du plan de déconfinement jeudi

« On regarde ce qui se fait ailleurs : les Allemands, qui n’ont pas particulièrement démérité dans la gestion de la crise sanitaire, ont 100 % des sièges commercialisés sur le TGV », a observé Jean-Baptiste Djebbari ce mercredi. « Pendant une phase temporaire, ces règles peuvent cohabiter et finalement nous pouvons assumer d’avoir pris des mesures plus strictes que les Allemands. Mais dans une phase de reprise progressive de l’activité, il faut coordonner ces règles », a-t-il encore estimé.

Le Premier ministre Edouard Philippe devrait donner une indication jeudi, lorsqu’il présentera la deuxième étape du plan de déconfinement du pays.