Coronavirus : Les offres d’emploi repartent, doucement

PETITES ANNONCES On trouve néanmoins peu de CDI et d’emploi qualifiés à pourvoir

20 Minutes avec AFP

— 

Une agence de recherche d'emploi. (illustration)
Une agence de recherche d'emploi. (illustration) — LOIC VENANCE / AFP

Le niveau des offres d’emploi en ligne est quasiment revenu à son niveau pré- confinement, mais elles concernent des contrats plus précaires et des postes moins qualifiés, selon la Dares, le service statistiques du ministère du Travail. « Sur un panel d’une quinzaine de sites suivis, le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées du 18 au 24 mai se situe à 97 % du niveau pré-confinement. En dépit d’un jour férié, il dépasse ainsi le niveau atteint la semaine précédente (73 %) », constate la Dares mercredi dans son point hebdomadaire sur le marché de l’emploi.

« Cette hausse concerne presque tous les domaines professionnels. Les offres en ligne ont même doublé en une semaine dans les métiers de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration et alimentation, des services aux particuliers et de la santé », ajoute-t-elle. Cependant, cette hausse « se fait au détriment des contrats à durée indéterminée (CDI) ». Leur part, qui était de 66 % durant la semaine précédant le confinement, est désormais de 52 %.

Moins de chômage partiel que prévu

D’autre part, « les métiers les plus qualifiés de l’industrie ainsi que ceux de la banque, de l’informatique et du commerce ne dépassent pas 70 % de leur niveau pré-confinement ». Par ailleurs, seuls 200.000 salariés ont fait l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation de chômage partiel entre le 18 et le 25 mai, ce qui porte à 12,9 millions le nombre de demandes cumulées depuis début mars. Sur la base des demandes d’indemnisation déposées au 25 mai, seuls 53 % des salariés ayant fait l’objet d’une demande ont effectivement été placés au chômage partiel en mars et 46 % en avril.

Ce chiffre est provisoire dans la mesure où les entreprises ont un an pour déposer leur demande d’indemnisation. Dans une autre étude, la Dares avait estimé que le recours effectif en avril serait au final de 70 %, soit 8,6 millions de salariés. La Dares constate aussi un recul du nombre de demandes d’inscription à Pôle emploi, en baisse sur les quatre dernières semaines de 23 % par rapport à la même période de 2019. Ce repli est notamment lié à la baisse des inscriptions ayant pour motif une première entrée ou un retour sur le marché du travail.

Cela ne signifie pas pour autant que le chômage baisse parce que parallèlement les sorties de Pôle emploi sont actuellement très faibles et que beaucoup de demandeurs d’emploi basculent de l’activité réduite (catégories B et C) vers la catégorie A (sans activité). Pôle emploi publiera jeudi les chiffres d’inscrits pour le mois d’avril.