« Cela m’occupe du matin au soir »… Le gouvernement cherche un repreneur à Camaïeu, indique Bruno Le Maire

CRISE L’entreprise de prêt-à-porter a été placée en redressement judiciaire

20 Minutes avec AFP

— 

La devanture d'un magasin Camaïeu à Caen.
La devanture d'un magasin Camaïeu à Caen. — AFP

Le gouvernement est à la recherche d’un repreneur pour l’entreprise de prêt-à-porter Camaïeu, placée en redressement judiciaire, a indiqué ce mercredi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. « Cela fait des semaines que nous travaillons sur le sujet Camaïeu et que nous cherchons un repreneur pour qu’il y ait une continuité de l’activité, et donc qu’il n’y ait pas 4.000 salariés qui se retrouvent sur le carreau », a-t-il affirmé sur Radio Classique.

« Cela m’occupe du matin jusqu’au soir », a-t-il assuré, au lendemain de la mise en redressement judiciaire de ce spécialiste de l’habillement féminin qui emploie 3.900 salariés en France, dont 450 au siège social à Roubaix (Nord). Fondée en 1984, Camaïeu s’appuie sur un réseau de 634 magasins en France. D’autres enseignes de vêtements et chaussures ont également particulièrement souffert de la crise. C’est le cas notamment d’André, Naf Naf, La Halle ou Orchestra-Prémaman.

Inquiétude aussi pour Conforama

Bruno Le Maire s’est également exprimé sur la situation de Conforama, spécialiste de l’ameublement, dont la situation s’est aussi aggravée pendant le coronavirus au point que sa survie est menacée. « Nous essayons de trouver une solution financière en appelant les actionnaires à jouer aussi leur rôle », a affirmé le ministre, après que les syndicats ont demandé des « informations fiables » lors d’une réunion vendredi dernier avec la cellule du ministère de l’Economie qui accompagne les entreprises touchées par la crise sanitaire.

Conforama a récemment sollicité un prêt garanti par l’Etat (PGE), mais il ne lui a pas encore été accordé. L’enseigne, qui compte 9.000 salariés en France et dont dépendent environ 20.000 emplois chez ses fournisseurs et fabricants, fait face à d’importants problèmes de trésorerie.

Une pile de dossiers « épaisse »

D’une manière générale, Bruno Le Maire a reconnu qu’il fait face à un nombre important d'entreprises menacées par la crise. « La pile de dossiers sur ma table de risques de faillite, de licenciements, de cessation de paiement pour certaines entreprises, je peux vous dire qu’elle est épaisse », a-t-il expliqué.

Le secteur français de l’ameublement fait face à de sérieuses difficultés depuis le début de la crise. L'enseigne Alinéa a notamment été placée le 13 mai en redressement judiciaire par le tribunal de justice de Marseille.