Les aéroports français « en péril » réclament l’aide de l’Etat pour garantir leur « pérennité »

CRISE Avec un trafic aérien quasiment à l’arrêt, la pérennité de certains aéroports est menacée, selon l’Union des aéroports français

20 Minutes avec agences

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Un avion à Orly sur le tarmac.
Un avion à Orly sur le tarmac. — XAVIER VILA/SIPA

La crise liée au coronavirus a fortement touché le secteur du  transport aérien. Ainsi, les aéroports « en péril » ont demandé l’aide de l’Etat pour garantir leur « pérennité » à travers le prolongement des mesures de chômage partiel et la prise en charge du coût des missions de sûreté et de sécurité.

Avec un trafic aérien quasiment à l’arrêt, « de nombreux aéroports sont aujourd’hui totalement fermés au trafic commercial » et « les équilibres économiques des aéroports sont (…) clairement fragilisés et leur pérennité menacée », a indiqué lundi dans un communiqué l’Union des aéroports français (UAF), précisant avoir « adressé deux demandes pressantes auprès des pouvoirs publics ».

Des milliers d’emplois « en péril »

La première est de « pouvoir continuer à bénéficier des taux actuels de prise en charge par l’Etat du chômage partiel au-delà du 1er juin compte tenu des contraintes fortes pesant sur la reprise du transport aérien ». Par ailleurs, « l’Etat doit assumer sur son budget le coût du déficit de financement 2020 des missions régaliennes de sûreté et sécurité aéroportuaires (estimé aujourd’hui à 500 millions d’euros) », selon l’UAF. Ces missions de sûreté et sécurité aéroportuaires sont financées par la taxe d’aéroport assise sur le billet d’avion.

« L’absence de réponses concrètes et immédiates à ces deux demandes vient mettre en péril les aéroports et leurs milliers d’emplois », poursuit l’UAF. Sans solutions rapides, les aéroports seraient dans l’incapacité « d’assurer dans les prochaines semaines le paiement des sociétés de sûreté, et par conséquent le redémarrage du trafic ».