Coronavirus : Macron annonce son plan de soutien à l’automobile ce mardi

AUTOMOBILE Le plan touche à « la souveraineté industrielle », à la transition vers les véhicules propres, et à la préservation de la compétitivité du secteur, qui vaut 400.000 emplois directs

20 Minutes avec AFP

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Le secteur représente 400.000 emplois directs, et 900.000 en comptant les services.
Le secteur représente 400.000 emplois directs, et 900.000 en comptant les services. — ISA HARSIN/SIPA

Rassuré par le reflux de l’épidémie de coronavirus en France, l’Etat oriente davantage ses efforts vers la lutte contre les conséquences économiques de la crise, avec mardi l’annonce d’un plan de soutien à la filière automobile, durement touchée par deux mois de confinement.

Le président Emmanuel Macron se rend dans l’après-midi dans une usine de l’équipementier Valeo à Etaples, près du Touquet (Pas-de-Calais), pour annoncer un plan qui touche, selon une source proche de l’exécutif, à « la souveraineté industrielle », à la transition vers les véhicules propres, et à la préservation de la compétitivité du secteur, qui vaut 400.000 emplois directs, et 900.000 en comptant les services.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a expliqué ces derniers jours que le plan de soutien serait orienté vers les technologies vertes tout en réclamant en échange une relocalisation de productions en France. Avant son déplacement, le chef de l’Etat doit recevoir en début de matinée à l’Elysée Jean-Dominique Sénard, le PDG de Renault, trois jours avant le dévoilement du plan d’économies de deux milliards d’euros du groupe en difficulté, dont l’Etat détient 15 % des parts.

Marché européen divisé par quatre en avril

Emmanuel Macron doit ensuite recevoir les acteurs de la filière automobile (constructeurs comme Renault, PSA ou Toyota, équipementiers et partenaires sociaux) pour faire le point sur l’impact de la crise et les moyens d’en sortir, alors que le marché automobile européen a été divisé par quatre en avril après une chute de moitié en mars, comparé à l’an dernier.

Pour repousser le spectre des faillites et des licenciements, le gouvernement a annoncé dimanche 3 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales pour les entreprises des secteurs les plus touchés comme la restauration, le tourisme, la culture ou le sport. Ce coup de pouce concernera 500.000 entreprises et alourdira la dette au-delà du seuil de 115 % du produit intérieur brut, a prévenu le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

Le gouvernement va en revanche réduire la prise en charge par l’Etat du chômage partiel afin de soutenir la reprise économique : dès le 1er juin, les entreprises devront payer 15 % de cette indemnisation.