Récession : Trois représentants de patrons européens réclament une relance massive à Bruxelles

CRISE ECONOMIQUE Les représentants des patronats allemand, français et italien estiment dans une tribune que « la coopération européenne et internationale pour la sortie de crise et pour la reprise est indispensable »

20 Minutes avec agences
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Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux à Matignon, le 10 janvier 2020.
Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux à Matignon, le 10 janvier 2020. — Jacques Witt/SIPA

Face à la crise économique liée au coronavirus, les représentants des patronats allemand, français et italien réclament à Bruxelles et aux gouvernements de l’ Union européenne des mesures de relance pouvant aller jusqu’à 5 % du PIB pendant cinq ans, et plus largement un plan à l’échelle européenne.

« Une réponse majeure de politique publique s’impose. La coopération européenne et internationale pour la sortie de crise et pour la reprise est indispensable », estiment Vincenzo Boccia, président de Confindustria en Italie, Dieter Kempf, président du BDI allemand, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef français, dans ce texte publié ce mardi notamment dans Les Echos.

« Un Fonds européen de relance de taille adéquate »

« Au-delà du premier paquet de mesures sur les capacités de prêt de la BEI (Banque européenne d’investissement), de la Commission et du MES (Mécanisme européen de stabilité), nous appelons les dirigeants européens à approuver rapidement une proposition audacieuse pour le prochain cadre pluriannuel du budget européen, afin de créer un Fonds européen de relance de taille adéquate », ajoutent les signataires de cette tribune.

Tout en appelant à la mise en place de « mesures de relance substantielles » au moins jusqu’en 2023 et « pouvant aller jusqu’à 5 % du PIB par an dans la plupart des pays », ils réclament, au niveau national, des mesures pour « soutenir la demande ». Celles-ci doivent s’appuyer à la fois « sur des baisses des impôts et sur les dépenses publiques ». « Une aide spécifique aux personnes les plus vulnérables doit intervenir compte tenu de la gravité extraordinaire de la récession », estiment par ailleurs les signataires.

Ils appellent enfin l’Europe à financer « les nouvelles priorités politiques », notamment « les ambitions pour une Europe plus verte, plus inclusive et innovante et plus souveraine », afin de donner « un nouvel élan à la numérisation », entre autres.