General Motors présente son plan de restructuration au Congrès

AUTOMOBILE Le géant demande 18 milliards pour éviter le dépôt de bilan...

P.B. avec AFP

— 

Les Américains ont boudé les 4x4, "SUV" et autres gros modèles chers et gourmands en carburant en mars, faisant chuter les ventes automobiles aux Etats-Unis en mars, un repli attendu par les marchés et qui a davantage touché les constructeurs américains que les asiatiques.
Les Américains ont boudé les 4x4, "SUV" et autres gros modèles chers et gourmands en carburant en mars, faisant chuter les ventes automobiles aux Etats-Unis en mars, un repli attendu par les marchés et qui a davantage touché les constructeurs américains que les asiatiques. — Scott Olson AFP/GETTY IMAGES/archives

Le feuilleton du sauvetage de l’industrie automobile américaine se poursuit. Mardi, General Motors est revenu devant le Congrès pour présenter les grandes lignes de son plan de restructuration, préalable à l’octroi de fonds fédéraux.
 

GM prévoit notamment de supprimer jusqu'à un tiers de ses effectifs américains (31.500 emplois supplémentaires). D'ici 2012: le groupe compte ramener ses effectifs aux Etats-Unis autour des 65.000-75.000 personnes. En 2004, GM avait 167.465 employés en Amérique du nord.


«GM demande des facilités de crédit de 12 milliards de dollars pour pouvoir maintenir un niveau de trésorerie adéquat jusqu'en décembre 2009», et «prévoit d'utiliser une première tranche de 4 milliards de dollars», a-t-il indiqué.


Le premier constructeur automobile américain a également demandé l'octroi d'une ligne de crédit de 6 milliards de dollars supplémentaires «pour fournir des liquidités au cas où le recul du marché automobile américain persisterait».


«Une faillite pas envisageable»


Le groupe a fait cette hypothèse alors que le secteur a publié ce même jour les chiffres des ventes mensuelles de novembre aux Etats-Unis, marquant un 13e mois consécutif de recul, autour de -35% pour l'ensemble du marché.


GM, qui est critiqué pour le nombre excessif de ses marques, a annoncé qu'il avait engagé une réflexion sur l'avenir de Saab et de Saturn et s’engage à poursuivre ses efforts pour le développement de véhicules moins gourmands.


Le groupe pense redevenir rentable une fois son plan de restructuration mené à bien et prévoit de commencer à rembourser ses financements à partir de 2011 et d'avoir tout remboursé «d'ici 2012».


De son côté, Chrysler a répété qu'il ne survivrait pas sans aide publique.


La leader de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui refuse de faire un chèque en blanc, a estimé qu'une faillite des constructeurs automobiles américains n'était pas «envisageable». Selon elle, la «façon de procéder» est une ligne de crédit à court terme. Reste à se mettre d’accord sur son montant.