Coronavirus : La Confédération des petites et moyennes entreprises veut un plan de relance « avant l’été »

ECONOMIE Fin avril, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie avait annoncé que la mise en place d’un plan de relance ne se ferait « certainement pas avant la rentrée, avant septembre ou octobre »

20 Minutes avec AFP

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En Auvergne-Rhône-Alpes, 75% des entreprises ont recours au chômage partiel.
En Auvergne-Rhône-Alpes, 75% des entreprises ont recours au chômage partiel. — Eric Piermont/ AFP

Pour donner de la visibilité aux entreprises, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a réclamé au gouvernement, ce lundi, que le plan de relance soit annoncé « avant l’été » et non pas à l’automne.

« Ce plan de relance, il faut l’annoncer avant l’été, pour aborder l’été et la rentrée en confiance », a estimé son président François Asselin au micro de RTL. Fin avril, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie avait annoncé qu’un plan de relance était en préparation mais que sa « mise sur pied » ne se ferait « certainement pas avant la rentrée, avant septembre ou octobre ».

Un plan de relance « sur des secteurs qui génèrent beaucoup de main-d’œuvre »

« Le premier acte qui fait que vous espérez quand vous êtes chef d’entreprise, c’est quand vous avez de la visibilité, grosso modo quand votre carnet de commandes est bon ou va se remplir », a expliqué le président de la CPME. Pour lui, « il faut non seulement maintenir le système de soutien aux entreprises – on en a besoin avant de retrouver un niveau d’activité – mais immédiatement donner des perspectives ».

Le gouvernement doit « axer ce plan de relance sur des secteurs qui génèrent beaucoup de main-d’œuvre », a ajouté François Asselin en précisant qu’il fallait le structurer autour d'« axes verticaux » avec de grands réseaux de sous-traitants comme l’aéronautique et d'« activités transversales, qui emmènent d’autres activités avec elles », à l’instar du bâtiment.

Embaucher les jeunes

Le président de la CPME a appelé de ses vœux « un plan de rénovation énergétique, qui permette non seulement d’améliorer la qualité structurelle de nos bâtiments mais en même temps de faire des économies ». Il a également cité « le patrimoine, formidable levier pour le tourisme : un euro investi, c’est 3,5 euros de retour sur investissement ». Sur la question d’une éventuelle augmentation du temps de travail en sortie de crise, il a jugé que la question de se poserait peut-être plus tard mais qu'« avant de savoir s’il faudra travailler plus, il faut d’abord avoir plus de travail ».

François Asselin a enfin dit que son organisation avait appelé à un « effort particulier » pour l’embauche de jeunes. « C’est important d’intégrer la jeunesse dans nos entreprises, mais le premier souci, c’est le niveau d’activité. Si une entreprise n’a pas assez d’activité, elle ne va pas recruter. Donc je reboucle sur le plan de relance qui ne doit pas tarder », a-t-il insisté.