Coronavirus : La justice ordonne la fermeture provisoire de Renault à Sandouville

CORONAVIRUS Le tribunal du Havre juge les mesures de protections face au coronavirus insuffisantes

20 Minutes avec AFP

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Une usine Renault à Flins-sur-Seine le 6 mai 2020 (photo d'illustration)
Une usine Renault à Flins-sur-Seine le 6 mai 2020 (photo d'illustration) — AFP

Le tribunal judiciaire du Havre a condamné, ce jeudi en référé, le groupe automobile Renault à suspendre la reprise de la production à Sandouville (Seine-Maritime) en raison de mesures de protections insuffisantes face au coronavirus.

L’usine, qui compte 1.848 collaborateurs, avait repris partiellement son activité le 28 avril après l’avoir arrêtée le 16 mars à cause de l’épidémie de Covid-19. Elle a été arrêtée jeudi après-midi jusqu’à nouvel ordre, selon la direction, qui annonce sa volonté de faire appel.

Le tribunal condamne Renault « à suspendre la reprise de la production » car cette reprise ne « permet pas d’assurer (…) la sécurité des travailleurs de l’usine face au risque lié au Covid-19 », selon l’ordonnance de référé révélée par le média normand Le Poulpe.

Evaluation des risques

La production est suspendue « le temps de la mise en place effective » de mesures comme « organiser et dispenser pour chacun (des) salariés avant qu’ils ne reprennent le travail une formation pratique et appropriée ».

Le tribunal, saisi par les syndicats, condamne aussi Renault notamment à « procéder à une évaluation des risques sur le fondement de la réglementation générale », et à « sur ces bases » mettre « en œuvre des actions de prévention ainsi que des méthodes de travail et de production garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs conformément à la réglementation générale et à celle spécifique sur les risques biologiques ».

L’usine de Sandouville a produit 132.231 véhicules en 2019, essentiellement des véhicules utilitaires Renault Trafic.