Coronavirus en Loire-Atlantique : Le nouveau site de e-commerce local réunit déjà 700 boutiques

COMMERCES La plateforme « Ma ville, mon shopping » permet de passer commande en ligne à des petits commerces autour de chez soi

Julie Urbach

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Nantes, le 20/09/2010, Illustration d'un commerce.
Nantes, le 20/09/2010, Illustration d'un commerce. — © Fabrice ELSNER
  • Un site Internet commun aux commerçants et artisans de Loire-Atlantique a été lancé il y a un mois.
  • La CCI salue une «progression très rapide» avec 715 magasins déjà inscrits.

Un Amazon à la nantaise. Voilà le projet dans lequel se sont lancés déjà plusieurs centaines de commerçants de Loire-Atlantique. Selon la chambre de commerce et d’industrie, qui a impulsé cette démarche dans les cartons depuis un an, 715 boutiques du département se sont déjà inscrites sur la plateforme «Ma ville, mon shopping», moins d’un mois après son lancement. « C’est une progression très rapide, se félicite Hugues Frioux, vice-président à la CCI. Il y a eu un effet Covid qui nous a aidés à franchir le pas. Les commerçants se libèrent quant à la vente en ligne, ce qui va permettre dans notre cas de valoriser les circuits courts. »

Selon la CCI, quelque 7.300 références sont actuellement disponibles sur cette «market place», mise au point par La Poste. Les boutiques de prêt-à-porter y sont pour l’instant majoritairement représentées mais l’objectif est de proposer une offre exhaustive, « du livre au volet roulant, en passant par les tomates », détaille Yann Trichard, le président de la CCI. Des services pourraient également être proposés. En attendant, la plateforme évolue quotidiennement : un mode de recherche par type de produits vient par exemple d’être ajouté.

Click and collect ou livraison

Dans l’onglet « Chaussures », on tombe par exemple sur la boutique Shoes and style qui vend des notamment des baskets de toutes les grandes marques. « En quinze jours, j’ai vendu une cinquantaine de paires, calcule Sébastien Guerlais, le gérant de ce magasin situé à Châteaubriant. Garder ce contact avec les clients permet de conserver un peu de trésorerie. » Comme pour cette boutique, la majorité des 800 commandes pour l’instant passées ont été retirées en « click and collect » ou ont été livrées directement par le commerçant. Mais la plateforme, gérée par La Poste donc, propose aussi un envoi par colis, livraison à vélo ou camions réfrigérés pour les produits alimentaires.

A terme, le président de la CCI espère que la majorité des 20.000 commerçants du département adhéreront au dispositif, qui permettra une fois la crise sanitaire terminée de vendre « le soir et le week-end, en complément du commerce physique. » Pour le moment, aucun frais n’est prélevé au professionnel mais la commission passera dans un second temps à 5,5 % par transaction. La CCI a pris en charge l’abonnement, pour un montant de 90.000 euros.