Coronavirus en Camargue : Les manades « mettront une décennie » à se remettre de la crise

ECONOMIE Les éleveurs de taureaux et chevaux de Camargue, appelés manadiers, subissent de plein fouet la crise du coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Un taureau de Camargue, aux Saintes-Maries-de-La-Mer
Un taureau de Camargue, aux Saintes-Maries-de-La-Mer — : ROMAIN DOUCELIN/SIPA

Les manadiers, éleveurs de taureaux et chevaux en Camargue qui gèrent des entreprises agricoles, touristiques et culturelles quasiment à l’arrêt en raison du confinement, « mettront au moins une décennie à se remettre de la crise », avertit Florent Lupi, président de leur fédération. Entre mars et mai 2020, la perte d’activités est déjà estimée à 3,3 millions d’euros, indique la fédération des manadiers, qui rassemble 116 exploitations.

« Nous avons perdu 95 % de notre chiffre d’affaires depuis le début du confinement », assure Florent Lupi. Les éleveurs, principalement établis dans les zones humides du pourtour élargi de Camargue, dans le Sud-Est de la France, subissent déjà de plein fouet l’annulation de tous les événements culturels impliquant du public que ce soient les corridas ou les courses camarguaises, ces spectacles taurins traditionnels de la région où le taureau n’est pas tué, mais aussi des fêtes traditionnelles provençales où ont lieu des défilés de chevaux. Des annulations qui ont des conséquences en cascade, puisqu'« il faut continuer à nourrir et soigner des bêtes qui ne vont pas aux corridas ».