Coronavirus : Le confinement prolongé, une « catastrophe économique » pour les cafés, hôtels et restaurants

CONFINEMENT Emmanuel Macron a annoncé un début de déconfinement à partir du 11 mai, mais a précisé que « restaurants, cafés, hôtels resteront fermés »

20 Minutes avec AFP
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Un café fermé à Paris.
Un café fermé à Paris. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Ils ne voient pas le bout de la crise du coronavirus. Le maintien de la fermeture des cafés, hôtels et restaurants au-delà du 11 mai, date de réouverture progressive des crèches, écoles et lycées en France, constitue le « pire des scénarios possibles » et une « catastrophe économique » a estimé lundi soir le principal syndicat du secteur, l’Umih, après l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron.

« Le président de la République a annoncé le pire des scénarios possibles pour notre secteur. Pour nos entreprises, la catastrophe économique est confirmée et si nous avions un doute, l’année 2020 est une année perdue pour les cafés, hôtels, restaurants et discothèques », souligne l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie dans un communiqué.

« Porte ouverte » à « des annulations totales » des charges

Emmanuel Macron a annoncé un début de déconfinement en France à partir du 11 mai, accompagné d’une réouverture progressive des écoles, crèches et lycées fermés depuis le 13 mars. En revanche, « restaurants, cafés, hôtels resteront fermés » a-t-il précisé.

L’Umih a néanmoins salué la « porte ouverte » du président à « des annulations totales » des charges de la restauration « qui s’expliquent aisément par les zéro recettes du secteur ». « Nous saluons l’annonce d’un plan sectoriel pour la restauration, l’hôtellerie, et le tourisme. Nous y travaillons déjà », ajoute l’organisation, regrettant néanmoins « d’être l’un des seuls secteurs sans effet d’horizon ».

L’Umih se félicite aussi des propos du président invitant les assureurs à « être au rendez-vous de cette mobilisation économique ». « Le monde de l’assurance va peut-être prochainement être aux côtés des entreprises », espère Roland Héguy, président confédéral de l’Umih, cité dans le communiqué.