Coronavirus : Etam demande à l’Etat une aide pour suspendre les loyers des magasins fermés

CRISE ECONOMIQUE Le co-gérant de l’enseigne estime que la crise va coûter « entre 100 et 150 millions d’euros » de cash, hors loyers

20 Minutes avec agence

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Un magasin Etam (illustration).
Un magasin Etam (illustration). — Yann Bohac/SIPA

La crise sanitaire que le pays traverse met à mal un certain nombre d’ entreprises. Etam est l’une d’entre elles. Le groupe de prêt-à-porter et lingerie, qui a dû fermer toutes ses boutiques depuis le confinement mis en place le 17 mars dernier, doit faire face à un manque à gagner.

Pour limiter ses pertes, il demande à l’Etat une aide pour ne plus payer les loyers des magasins fermés. C’est la proposition faite par Laurent Milchior, co-gérant du groupe Etam, interrogé ce mercredi par BFM Business.

Un coût estimé entre 100 et 150 millions d’euros hors loyers

La crise actuelle va coûter au groupe « entre 100 et 150 millions d’euros » de cash, hors loyers, a d’abord précisé Laurent Milchior. Toutefois, le responsable nuance : Etam « a démarré l’année avec 20 millions de dette, donc très peu de dette ». Mais pour lui, « le paysage va changer drastiquement » si les loyers doivent continuer à être payés.

« Il faut que l’Etat participe, par un crédit d’impôt, sur la période de full fermeture (fermeture complète des magasins, NDLR) pour qu’on n’ait pas à payer de loyer », soumet Laurent Milchior. Quand les choses iront mieux, le responsable estime que les loyers pourront de nouveau être exigés en intégralité. « Il faut qu’en sortant de crise, il y ait une montée en régime des loyers qui aille avec la montée en régime du chiffre d’affaires », avance-t-il, demandant que « cette partie-là puisse être payée plus tard, soit lissée dans la durée ».