Coronavirus en Pays-de-la-Loire : Un fonds pour avancer de l'argent aux petites entreprises

ECONOMIE La somme prêtée ira de 3.500 à 10.000 euros, selon le chiffre d'affaires réalisé en temps normal par l'entreprise

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une boutique fermé
Illustration d'une boutique fermé — iStock / City Presse
  • Le dispositif s'adresse aux entreprises de moins de 10 salariés non éligibles au fonds national de solidarité.
  • Ce fonds sera doté de 32 millions d'euros dans un premier temps.

Certaines entreprises sont en difficulté, sans pour autant être éligibles au dispositif national de solidarité. Pour pallier ce manque, un fonds qui va permettre d’avancer jusqu’à 10.000 euros aux entreprises de moins de 10 salariés est lancé dans les Pays de la Loire, a annoncé mardi la présidente de région.

« Ce que je craignais, c’est que, par exemple, un commerçant qui a une baisse de chiffre d’affaires de 40 %, et bien du coup, il n’est pas du tout aidé », a expliqué Christelle Morançais (LR) à propos du fonds national de solidarité. Ce dernier propose une subvention de 1.500 euros, dès lors qu’une petite entreprise peut prouver qu’elle a perdu au moins 50 % de son chiffre d’affaires.

Ce dispositif régional se veut très simple et rapide, avec une déclaration sur l’honneur effectuée par le chef d’entreprise, assurant qu’il ne bénéficie pas du dispositif national. La somme prêtée ira de 3.500 euros pour les entreprises réalisant moins de 50.000 euros de chiffre d’affaires par an, à 10.000 euros pour celles qui réalisent plus de 100.000 euros. Elles auront ensuite entre un et trois ans pour rembourser.

Départements et agglomérations mobilisés

« Ce fonds sera doté de 32 millions d’euros dans un premier temps », a poursuivi Christelle Morançais, expliquant que la Banque des Territoires et la région y contribuaient pour moitié, tandis que les cinq départements qui composent les Pays-de-la-Loire et les intercommunalités apportaient l’autre moitié. Chaque collectivité contribue à hauteur de deux euros par habitant et l’argent qu’elle avance est alloué à des entreprises de son territoire.

« L’ensemble des grandes agglomérations de chaque département : Nantes, La Roche-sur-Yon, Angers, Le Mans et Laval ont dit oui, et aujourd’hui plus des deux-tiers des intercommunalités répondent favorablement et je pense qu’on arrivera à 100 % des intercommunalités d’ici quelques jours », a précisé la présidente de région. Le projet démarrera à la mi-avril.