Coronavirus : Salles de sport, cinémas, musées… En confinement, que deviennent les abonnements ?

CARTE Beaucoup de services proposent un report, mais d’autres attendent de voir

Romarik Le Dourneuf

— 

La majorité des salles de sport proposent un report des abonnements
La majorité des salles de sport proposent un report des abonnements — Martin Meissner
  • Avec le confinement dû à l’épidémie de coronavirus, la quasi-totalité des lieux de loisirs et de culture sont fermés.
  • Ces activités requièrent souvent des abonnements qui sont inutilisables pendant la crise sanitaire.
  • Beaucoup de services proposent un report de la validité des abonnements. Mais d’autres, du fait de leur activité, attendent la fin de confinement pour aviser.

Soulever de la fonte à la salle, se faire une toile, aller voir une expo… Tous ces petits plaisirs du quotidien sont impossibles depuis l’entrée en vigueur du confinement lié au coronavirus. Et pour beaucoup d’entre eux, en temps normal, il est possible – voire nécessaire – de prendre un abonnement. Or, beaucoup de Français paient chaque mois un abonnement ou ont réglé à l’année pour ces services. Quels aménagements sont proposés à ces clients ? Certaines structures proposent des aménagements, mais d’autres répondent encore aux abonnés absents.

Pas de cinéma, pas de prélèvement

Touchés dès les premières restrictions en matière de regroupements, les propriétaires de cinémas ont été prompts à communiquer. Pathé-Gaumont (82 complexes en France) a envoyé dès le début du confinement un e-mail à tous ses abonnés Cinépass pour les informer que les prélèvements étaient stoppés jusqu’à la réouverture des salles. Le groupe a en outre prolongé « de manière systématique la durée de validité des cartes prépayées ». Le groupe UGC (49 cinémas dans l’Hexagone), pionnier de la carte illimitée, a, comme son concurrent, suspendu les prélèvements pour toute la durée de la crise sanitaire avec un report de l’offre égal à la durée de fermeture. Les clients n’ont rien à faire, puisque toutes les démarches sont automatiques.

De son côté, le troisième acteur majeur du secteur, le groupe CGR (71 multiplexes), n’a pas encore communiqué au sujet de ses cartes, qui offrent des réductions sur les places sur un certain laps de temps.

Pour les amateurs de théâtre et d’opéra, il faudra encore s’armer de patience pour savoir ce qu’il adviendra des abonnements. La plupart des salles n’ont pas encore communiqué et attendent d’en savoir plus sur la durée du confinement pour adapter leur programmation et annoncer des reports ou annulation. Les spectateurs peuvent toujours apaiser leur frustration en profitant des nombreuses représentations en ligne, comme celles de l’Opéra de Paris, qui les diffuse gratuitement sur son site.

Les salles de sport proposent le report

Les adeptes du rameur et du fitness sont nombreux à ronger leur frein entre quatre murs. Ils peuvent toutefois se rassurer, la grande majorité des salles de sport tiennent à conserver leur clientèle. Ainsi, elles proposent souvent plusieurs solutions.

Si le Club Med Gym a suspendu les prélèvements, la chaîne Fitness Park, qui compte près de 200 salles en France, propose de choisir entre une suspension des prélèvements, une réduction de 5 euros mensuelle jusqu’à la fin de l’abonnement ou un abonnement de trois mois à offrir à la personne de son choix. Magic Form (90 salles) offre à ses membres la possibilité de maintenir leur abonnement en soutien à la chaîne, de demander un de ses services spécifiques en compensation, ou de geler les prélèvements. Basic Fit (114 salles en France) donne également le choix du gel de l’abonnement, mais aussi une évolution de l’abonnement simple en premium, un sac avec des cadeaux ou un remboursement sous forme de remise. Neoness (33 salles), la chaîne de salles à bas prix, suspend les prélèvements pour les formules sans engagement et reporte l’échéance des formules pour ceux qui sont engagés.

Swedish fit, la chaîne de gym suédoise qui propose des cours dans 83 salles en France, a déjà informé ses adhérents qu’un processus de report des forfaits serait proposé dès la reprise des activités. Et pour maintenir les sportifs en forme, la chaîne propose, comme la plupart de ses concurrents, des cours en ligne gratuits.

Musées, zoos et parcs d’attractions

Les musées, les zoos et les parcs d’attractions font aussi partie des secteurs qui ont été impactés très tôt par les mesures de limitation de regroupement. Si la plupart, comme le Louvre, ont déjà indiqué rembourser les billets achetés, peu communiquent sur les différents pass et abonnements qui permettent de s’y rendre à volonté. Nul doute que cela sera fait très vite à la sortie du confinement. En attendant, il est possible d’en visiter plusieurs virtuellement.

Même précaution du côté des zoos, même s’il est toujours possible d’admirer les animaux sur Internet, comme par exemple via la chaîne YouTube du zoo de Vincennes.

Pour ce qui est des parcs d’attractions, Disneyland a déjà assuré les détenteurs du pass annuel de sa prolongation pour une durée égale à celle de la fermeture. Le même choix a été fait par le Futuroscope pour ses adhérents au « Club Futuroscope ». Les autres parcs saisonniers, comme le Parc Astérix ou le Puy du Fou, proposent à leurs clients de les contacter directement pour étudier leur situation.

Enfin, pour ceux qui seraient abonnés à des « boxes » mensuelles ou trimestrielles qui permettent de recevoir régulièrement des vêtements ou de la nourriture, la grande majorité continuent leurs activités et assurent les livraisons.