Coronavirus : Amazon exerce des pressions « inacceptables » sur ses salariés, estime Bruno Le Maire

EPIDEMIE Certains salariés d’Amazon projettent d’exercer leur droit de retrait, estimant que les conditions sanitaires ne sont pas réunies pour travailler

20 Minutes avec AFP

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Coronavirus : Amazon exerce des pressions « inacceptables » sur ses salariés, estime Bruno Le Maire
Coronavirus : Amazon exerce des pressions « inacceptables » sur ses salariés, estime Bruno Le Maire — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Alors que le secteur de l’économie est touché de plein fouet par l’épidémie de coronavirus, le géant de la distribution par Internet Amazon exerce des pressions « inacceptables » sur ses salariés, a estimé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce jeudi, sur France Inter.

Alors que certains salariés envisagent d'exercer leur droit de retrait pour des raisons sanitaires, Amazon menace de ne plus les payer. «  Ces pressions sont inacceptables et nous le ferons savoir à Amazon », a déclaré le ministre de l’Economie.

Les librairies, « un commerce de première nécessité »

Bruno Le Maire a par ailleurs estimé que les libraires, qui se disent menacés encore plus que d’ordinaire par la concurrence d’Amazon en période de confinement, « sont effectivement un commerce de première nécessité, c’est ma conviction ». « Je suis prêt à regarder cette question », a ajouté le ministre, en affirmant qu’il « comprend très bien l’inquiétude des libraires ».

« Je ne vois pas pourquoi ce serait uniquement Amazon qui récupérerait le marché au risque de fragiliser les libraires », a précisé Bruno Le Maire. « Je suis prêt à rouvrir cette question, à regarder avec le reste du gouvernement, avec le ministre de la Culture, avec le Premier ministre, si quelque chose peut être fait sur les librairies », a encore dit le ministre.

Des clients « un à un »

Mais « il faut s’assurer que nous pouvons garantir les règles de sécurité sanitaire » dans les échanges entre le commerçant et ses clients, et la « librairie ne peut pas être un lieu de rassemblement », a-t-il nuancé.

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Il faudrait, selon Bruno Le Maire, « que les clients viennent un par un, qu’ils ne soient pas nombreux dans les librairies, qu’ils se contentent d’acheter le livre et de ressortir immédiatement, et que ce ne soit pas – et c’est tout le plaisir de la librairie – un lieu où on flâne et où on reste longtemps ».