Saint-Nazaire : Finalement, les Chantiers de l’Atlantique ferment leurs ateliers pour la semaine

ECONOMIE En revanche, le travail se poursuit à bord des navires

20 Minutes avec AFP

— 

Les chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire, en juin 2019.
Les chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire, en juin 2019. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Les ateliers de production des Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, sont fermés « au moins jusqu’à la fin de la semaine », a annoncé mardi la direction de l’entreprise, mais le travail se poursuit à bord des navires, contrairement au souhait des syndicats qui demandent la fermeture totale du site.

La direction de l’entreprise, qui emploie 3.300 salariés, a annoncé mardi la fermeture de ses différents ateliers de production, conformément au souhait des syndicats, qui avaient jugé « irresponsable » la veille de rassembler autant de salariés sur ce site de construction en pleine épidémie de Covid-19​.

Ces mesures concernent environ un millier de personnes qui travaillent dans les ateliers de tôlerie, de peinture, sur le site dédié aux énergies marines renouvelables ainsi que dans l’usine de cabines. La direction a toutefois maintenu le travail à bord des quatre paquebots en construction, dont un, le Celebrity Apex, doit être livré cette semaine, suscitant l’incompréhension des syndicats.

« Pas de chômage partiel possible »

Selon la direction, quelque 6.000 personnes sont actuellement présentes sur le site, avec les sous-traitants, contre 8.000 en temps normal. Les sous-traitants doivent eux-mêmes décider des mesures à prendre pour leurs salariés.

« On a mis en place le télétravail pour les salariés qui en ont la possibilité, les techniciens et ouvriers qui le souhaitent peuvent rentrer chez eux, et on applique les distances de sécurité sur les chantiers. Nous ne sommes pas dans une situation qui ouvrirait droit à du chômage partiel car nous ne souffrons pas de problème d’approvisionnement ni d’absence de commandes », a indiqué à l’AFP la direction mardi.

Une demande des syndicats et salariés

Dans la matinée, plusieurs centaines de salariés avaient débrayé pour demander une fermeture totale du site. « Ce qui me surprend c’est que l’entreprise est nationalisée à 83 %, que le président nous a demandé hier de limiter au maximum les contacts sociaux, et qu’ici les salariés, compte tenu de la taille du site, consomment en une journée le quota de contacts auquel ils ont droit pour un mois », a déclaré à l’AFP Nathalie Durand-Prinborgne, secrétaire du syndicat FO.

« Nous demandons la mise en place pour tous du chômage partiel, qui peut être utilisé dans une situation exceptionnelle afin que les salariés ne soient pas dans l’obligation de prendre sur leurs congés », a-t-elle ajouté.