Coronavirus : L’usine Bombardier, dans le Nord, a arrêté sa production

ECONOMIE Le constructeur ferroviaire Bombardier a décidé de stopper jusqu’à nouvel ordre la production dans l’usine de Crespin, dans le Nord

G.D. avec AFP
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L'usine Bombardier de Crespin fabrique les futurs RER NG (Archives).
L'usine Bombardier de Crespin fabrique les futurs RER NG (Archives). — M.Libert / 20 Minutes

Tous les salariés travaillant en production sont, depuis ce lundi, au chômage partiel. L’usine du constructeur ferroviaire canadien Bombardier de Crespin, dans le Nord, est à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre, a-t-on appris de sources concordantes à l’issue d’un CSE extraordinaire.

« Il n’y a plus de production. L’usine est à l’arrêt », a assuré à l’AFP Karim Khatabi, délégué du syndicat Sud, qui avait demandé la tenue de cette réunion dans le contexte de l’épidémie liée au coronavirus. « C’est une sage décision de la direction. Je suis agréablement surpris. »

Chômage partiel

Selon lui et un autre élu Sud qui souhaite garder l’anonymat, environ 800 salariés, ouvriers et techniciens en production, sur les 1.500 salariés au total, seront au chômage partiel, les autres en télétravail dans la mesure du possible. Ils ignoraient pour l’heure ce qui allait advenir pour les intérimaires et les sous traitants.

« A partir d’aujourd’hui, les portes de l’usine sont fermées pour une période illimitée, peut-être deux mois », a confirmé à l’AFP Eric Taboga, délégué CGT, présent au CSE lundi matin aux côtés du médecin du travail, de la direction du site et de Bombardier France.

« La production passe après la santé des salariés », a-t-il ajouté, affirmant que les salariés au chômage partiel, en production, devraient toucher 82 % de leur salaire. L’usine était notamment en train de construire des RER NG. Sollicitée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat.