Coronavirus : 3.600 entreprises et 60.000 salariés concernés par le chômage technique

EPIDEMIE Au chômage technique, les salariés perçoivent une indemnité horaire de leur employeur qui doit correspondre au minimum à 70 % de la rémunération antérieure brute

20 Minutes avec AFP

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Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, à l'Assemblée nationale, mardi.
Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, à l'Assemblée nationale, mardi. — Jacques Witt/SIPA

En raison de la propagation du coronavirus, près de 3.600 entreprises ont déjà demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour leurs salariés, soit environ 60.000 personnes, a annoncé  la ministre du Travail Muriel Pénicaud, ce jeudi.

Ce dispositif d’activité partielle, qui vise à maintenir l’emploi en cas de baisse d’activité, a déjà entraîné un coût de 180 millions d’euros pour l’État, a-t-elle expliqué sur le plateau de LCI, assurant « ne pas avoir de limite budgétaire » pour « sauver l’emploi ».

Une indemnité horaire bientôt supérieure au Smic

Lorsque les salariés sont placés en position d’activité partielle, le contrat de travail est suspendu mais non rompu. « On évite des dizaines de milliers de licenciements. C’est un outil qui permet de préserver l’emploi et le revenu du salarié », a souligné Muriel Pénicaud, assurant que les directions régionales du travail s’efforcent de répondre en 48 heures aux demandes des entreprises. Les salariés perçoivent une indemnité horaire de leur employeur qui doit correspondre au minimum à 70 % de la rémunération antérieure brute (84 % du salaire net). De son côté l’État a porté au niveau du Smic l’indemnité horaire compensatrice versée aux employeurs ayant recours à ce dispositif.

« On est en train de regarder si on peut aller au-delà du Smic », a dit Muriel Pénicaud. « Le tourisme, la restauration, l’événementiel​ et les transports sont les quatre secteurs qui nous préoccupent le plus », a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que « toute entreprise peut demander par un simple mail le report de ses paiements de charges sociales et fiscales » et la nomination d’un médiateur sur le crédit entre les banques et les petites entreprises. Après les mesures d’urgence, « il faudra qu’il y ait un plan de relance » de l’économie pour « rebâtir des capacités », a-t-elle aussi estimé.