G20 : Le coronavirus, un « risque réel sur la croissance mondiale » alerte Bruno Le Maire

EPIDEMIE Le coronavirus s’est invité au menu du sommet du G20 organisé ce week-end à Riyad en Arabie saoudite

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, au G20 avec ses homologues réunis en Arabie Saoudite le 22 février 2020.
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, au G20 avec ses homologues réunis en Arabie Saoudite le 22 février 2020. — AFP

L’inquiétude grandit dans les hautes sphères économiques. Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20, réunis à Riyad, sont prêts à prendre des mesures pour contrer le « risque réel » que fait peser le coronavirus sur l'économie mondiale, a déclaré dimanche le ministre français des Finances Bruno Le Maire.

« Nous sommes prêts à prendre toute mesure économique complémentaire si nécessaire pour faire face à une éventuelle aggravation de l’impact sur l’économie mondiale », a affirmé à l’AFP le ministre français de l'Économie et des Finances à l’issue d’un sommet du G20 organisé ce week-end à Riyad, sans détailler les mesures envisagées.

Un risque « confirmé »

Étalement de charges, appel à la « solidarité » vis-à-vis des fournisseurs : la France a annoncé vendredi plusieurs dispositions pour assister les entreprises françaises pénalisées dans leur activité par l’épidémie. « Le risque est maintenant confirmé, l’impact sur la croissance mondiale également, et c’est désormais une véritable préoccupation de l’ensemble des membres du G20 », a souligné le ministre.

Dans ce contexte, « nous avons décidé (…) de garantir un suivi attentif et quotidien de l’épidémie et de son développement (…) assuré par la présidence du G20 et par le Fonds monétaire international », a-t-il ajouté.

Outre un plan d’action visant à protéger l’économie mondiale de l’impact de l’épidémie, les dirigeants financiers des 20 premières économies du monde ont également discuté des moyens de parvenir à un système de taxation mondial sur le numérique plus équitable et des moyens de lutter contre le changement climatique. De ce point de vue, « c’était un G20 utile » et des progrès « importants » ont été faits, s’est félicité Bruno Le Maire.

Une réunion prévue en juillet à Berlin

Sur le sujet de la taxation des grands groupes internationaux, et notamment des géants du numérique, « il y a désormais un consensus pour reconnaître la nécessité d’avancer sur une solution globale, dans le cadre de l’OCDE [l’Organisation pour la coopération et le développement économiques] », a détaillé le ministre, affichant sa satisfaction que l’Europe ait fait « front commun » face aux États-Unis.

Une réunion des groupes techniques doit avoir lieu en juillet à Berlin. « Nous espérons qu’il y aura accord technique lors de cette réunion (…) de façon à parvenir à un accord global à la fin de l’année 2020 sur la question de la taxation digitale », a dit Bruno Le Maire.

Autre motif de satisfaction, «le climat revient pour la première fois depuis trois ans parmi les préoccupations du G20. Il y avait un blocage sur ces sujets (…) Pour la première fois, le mot “changement climatique” revient dans les conclusions d’un G20 de ministres des Finances avec évidemment la nécessité de développer la finance verte pour lutter contre le changement climatique », a-t-il ajouté.