Renault: encore deux semaines de repos forcé à l'usine de Flins

EXCLUSIF Après avoir repris le travail mercredi, les salariés ont appris...

C. F.

— 

Les salariés de Renault ont observé jeudi dans plusieurs sites du groupe automobile français des débrayages d'ampleur diverse, globalement limités, pour protester à l'appel de la CGT contre le projet de suppression de 4.000 emplois en France présenté mardi par la direction.
Les salariés de Renault ont observé jeudi dans plusieurs sites du groupe automobile français des débrayages d'ampleur diverse, globalement limités, pour protester à l'appel de la CGT contre le projet de suppression de 4.000 emplois en France présenté mardi par la direction. — Franck Fife AFP

Mauvaise nouvelle pour les salariés de l'usine Renault de Flins dans les Yvelines. Après deux semaines de congés forcés, ils ont appris ce jeudi qu'une nouvelle période d'inactivité était programmée «du 20 novembre au 3 décembre». «Nous avions tout juste repris le travail mercredi», déplore Ali Kaya, secrétaire de la CGT sur le site, qui révèle l'information à 20minutes.fr.

Selon le syndicaliste, la nouvelle a été annoncée ce jeudi matin en Comité d'entreprise extraordinaire. Contactée par 20minutes.fr, la direction centrale confirme l'information. «Cette décision s'inscrit dans notre politique actuelle de réduction des stocks», explique-t-elle à 20minutes.fr. «Avec la crise, nous avons les deux pieds sur le frein pour adapter la production au plus près à la demande de marché, et ce pour préserver des liquidités», ajoute-t-elle.

Comme pour la fois précédente, les salariés vont devoir poser des congés et des RTT. «La plupart des compteurs seront en négatif», explique Ali Kaya. Et le secrétaire général de déplorer: «Nous ne sommes pas responsables de la situation économique et c'est nous qui payons. Renault a fait des bénéfices pendant dix ans mais quand il y a des difficultés, il n'y a plus personne.»