Renault « n’exclut pas » des fermetures d’usines après des pertes en 2019

ECONOMIES « Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien », a expliqué Clotilde Delbos, directrice générale par intérim de l’entreprise

20 Minutes avec AFP

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Une voiture Mégane exposée à Bruxelles (image d'illustration).
Une voiture Mégane exposée à Bruxelles (image d'illustration). — Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Vers des fermetures d’usine chez Renault ? Ce n’est pas exclu, a déclaré ce vendredi la directrice générale par intérim de l’entreprise, Clotilde Delbos. Le constructeur automobile enregistré l’an dernier ses premières pertes en dix ans, lors d’une conférence de presse.

« Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien », a déclaré Clotilde Delbos, interrogée sur la possibilité que des usines en France ou dans le monde puissent être fermées dans le cadre d’un programme d’économie de deux milliards d’euros sur trois ans. « On va revoir tous nos types de coûts et de charges (…) Certains de ces coûts impliqueront des charges de restructurations », a-t-elle continué, rappelant que le groupe était en train de mener une revue stratégique de ses activités.

Une perte nette de plus de 100 millions d’euros

Elle a reconnu que Renault et son allié japonais Nissan disposaient de capacités de production excédentaires et promis des annonces en mai prochain. Renault et Nissan cherchent à améliorer leurs performances en mettant davantage en commun leurs technologies et leurs usines.

Le groupe au losange est tombé dans le rouge l’an dernier pour la première fois depuis 2009, enregistrant une perte nette de 141 millions d’euros sans pour autant voir le bout du tunnel après sa première année sans son patron emblématique Carlos Ghosn. Pour 2020, dans un marché mondial toujours en déclin, Renault, dont le chiffre d’affaires a baissé l’an dernier de 3,3 % à 55,5 milliards d’euros, anticipe une nouvelle baisse de sa rentabilité.