Gros coup de mou pour la croissance française, à seulement 1,2 % en 2019

DEPRIME Le PIB français a même reculé de 0,1 % au quatrième trimestre de l'année

20 Minutes avec AFP
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Bruno Le Maire est ministre de l'Economie depuis mai 2017.
Bruno Le Maire est ministre de l'Economie depuis mai 2017. — Raphael Lafargue-POOL/SIPA

La croissance économique a finalement ralenti un peu plus qu’anticipé, à 1,2 % en 2019, la fin de l’année ayant été particulièrement difficile avec une activité qui recule sur le dernier trimestre, une première depuis 2016, dans le contexte des grèves contre la réforme des retraites.

L’Insee anticipait une croissance de 1,3 % sur l’année et de 0,3 % au quatrième trimestre, mais sur les trois derniers mois de l’année le PIB s’est affiché en recul de 0,1 %, pénalisé par la baisse de la production, notamment industrielle, le ralentissement de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises. Sur l’année, cela reste supérieur à la moyenne européenne.

Le Maire n’est pas inquiet

La production de biens et services a ainsi reculé à -0,2 %, après +0,3 % au troisième trimestre, illustrant par exemple les blocages dans les raffineries ou la grève dans les transports. L’investissement total a lui ralenti à +0,3 % après +1,3 % au trimestre précédent, tandis que la consommation des ménages a aussi décéléré à 0,2 % contre +0,4 % au troisième trimestre. La consommation des ménages a accéléré, en augmentation de 1,2 % après +0,9 % en 2018, tout comme l’investissement, en hausse de 3,6 %, après +2,8 % en 2018. En revanche, la production, marquée par sa contre-performance du dernier trimestre, a ralenti à 1,6 %, après 2 % l’année précédente.

Le commerce extérieur a lui pénalisé la croissance, avec une forte augmentation des importations (+2,3 %, après +1,2 % en 2018) et un ralentissement des exportations (+1,8 % après +3,5 % en 2018), du fait notamment de la morosité de l’économie mondiale, marquée par les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais pour Bruno Le Maire, le recul de l’activité sur le dernier trimestre « ne remet pas en cause les fondamentaux de la croissance française, qui sont solides » a indiqué le ministre dans une déclaration écrite, insistant sur le fait que « la consommation des ménages et les investissements des entreprises résistent ».