Patronymique, marital ou d’usage, quelles sont les possibilités pour son nom de famille ?

ADMINISTRATION Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver auprès de l’administration

JP pour 20 Minutes

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Peu importe que vous portiez le nom de votre époux. Aux yeux de la loi, seul votre nom de naissance compte.
Peu importe que vous portiez le nom de votre époux. Aux yeux de la loi, seul votre nom de naissance compte. — IStock / City Presse

Premier élément d’identité d’une personne, le nom de famille a une importance capitale. Attribués il y a des siècles, ces patronymes servent à distinguer une fratrie d’une autre et sont, pour beaucoup, liés à des lieux, des professions, des particularités physiques ou tout simplement au prénom du père, pour 30 % d’entre eux.

Selon une enquête publiée par l'Insee durant l’été 2019, Martin est ainsi le nom de famille le plus porté en France et ce, depuis 1650. Viennent ensuite Bernard et Thomas.

Le patronyme, le seul qui compte

Afin de pouvoir établir correctement la filiation des citoyens, le législateur s’est mêlé de la question il y a déjà bien longtemps. Or, administration et usage ne s’alignent pas toujours. Aux yeux de la loi, seul le nom patronymique compte. On parle dans ce cas de nom de naissance, à moins qu’il ait été changé à la suite d’une adoption.

En parallèle, l’État français permet d’utiliser, dans la vie de tous les jours, un nom dit d’usage. Il peut être indiqué sur les factures, enregistré auprès des différentes administrations (impôts, Sécurité sociale, Caf…), peut apparaître sur un contrat de travail et même être inscrit sur des documents d’identité, en face du champ prévu à cet effet, pour éviter tout problème.

Seulement deux possibilités

Mais il ne doit pas sortir tout droit de l’imagination. Il n’y a ici que deux possibilités : choisir le nom de famille du parent qui ne l’a pas transmis (c’est celui de la mère en général) ou opter pour celui d’un époux ou d’une épouse (le sien seul ou le sien et celui de l’usager en double nom).

Contrairement à une idée répandue, le nom marital ne fait donc absolument pas disparaître le nom patronymique, qui reste le seul inscrit sur les registres d'état civil. En revanche, en cas de divorce, il faudra obtenir l’autorisation écrite de l’ex-conjoint pour conserver l’usage de son nom, sans quoi il faudra y renoncer.