Index d’égalité hommes-femmes : Une « hotline » pour aider les entreprises

SALAIRES L'index de l'égalité professionnelle concernera toutes les entreprises de plus de 50 salariés à partir du 1er mars prochain

20 Minutes avec AFP

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Muriel Penicaud Ministre du Travail visite "Formaposte" le centre de formation en alternance pour le Groupe La Poste le 14 novembre 2019.
Muriel Penicaud Ministre du Travail visite "Formaposte" le centre de formation en alternance pour le Groupe La Poste le 14 novembre 2019. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Un coup de pouce sous forme de « hotline ». Le ministère du Travail a ouvert jeudi une assistance téléphonique pour aider les entreprises, notamment les PME, à calculer leur index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Joignable au 08.00.00.91.10 et baptisée «Allo Index Ega Pro», cette «hotline» est chargée d’apporter aux entreprises de 50 salariés et plus « un premier niveau de réponse, par exemple les éléments à prendre en compte dans le calcul de l’index », selon un communiqué du ministère du Travail.

Un index pour toutes les entreprises à partir du 1er mars

L’index de l’égalité professionnelle concernera toutes les entreprises de plus de 50 salariés à partir du 1er mars prochain. Mis en place en mars 2019 à destination des entreprises de plus de 1.000 salariés, il avait été étendu à celles de plus de 250 salariés en septembre. Il prévoit une note globale sur 100 points et cinq critères : l’écart de rémunération femmes-hommes (sur 40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points).

Obligation de publier cet index sur 100

Les entreprises devront publier au 1er mars de chaque année leur index de l’égalité professionnelle sous la forme d’une note sur 100, basée sur une auto-évaluation et sans obligation de détailler le résultat obtenu pour chaque critère. En septembre, le ministère du Travail avait indiqué que 83 % des entreprises s’étaient attribué une note supérieure à 75, seuil en deçà duquel elles disposent de trois ans pour régulariser leur situation. À défaut, une sanction financière pouvant aller jusqu’à 1 % de leur masse salariale peut être appliquée. Les principaux syndicats avaient critiqué la formule de calcul choisie, qui du fait de certains éléments (barème, pondération, seuil de pertinence) « masque » selon eux une partie des écarts de rémunération.