Tromperies et anomalies d’étiquetage relevées sur du foie gras par la Répression des fraudes

CONSOMMATION Près de 15 % des analyses menées par la DGCCRF présentaient des anomalies, notamment des tromperies à l’égard du consommateur et des manquements aux règles d’étiquetage

20 Minutes avec agence
— 
Des bocaux de foie gras. Illustration.
Des bocaux de foie gras. Illustration. — M. Allili - Sipa

Une enquête réalisée en 2018 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ( DGCCRF) sur la composition des blocs de foie gras a révélé certaines anomalies. Sur les 21 produits analysés, neuf recelaient une quantité d’eau supérieure au seuil autorisé de 10 % de la masse totale, indiquent les résultats publiés le 23 décembre. La Répression des fraudes a pris en compte l’eau présente dans le produit de base ainsi que dans les éventuels assaisonnements.

La DGCCRF a mené un total de 207 actions de contrôle sur les foies gras et préparations à base de viande de 67 établissements français. Le taux d’anomalie relevé s’élève à 14,5 %. Les constatations du service anti-fraude ont donné lieu à quatre actions en justice pour des taux d’humidité excessif du produit dégraissé, des pratiques commerciales trompeuses ou des tromperies sur l’origine fermière ou sur l’espèce.

Additif, excès d’eau, manque de traçabilité

Par ailleurs, six injonctions ont été dressées suite à des cas d’utilisation d’un additif non autorisé, d’emploi abusif de la mention d’une IGP, d’absence d’auto-contrôle ou encore d’ajout imprécis d’eau. Des faits de manque de traçabilité, excès d’eau, manquements aux règles d’étiquetage et défaut d’informations ont quant à eux donné lieu à douze avertissements rédigés par la DGCCRF.

Le rapport sur l’enquête précise que « 31 % des établissements contrôlés ont présenté au moins une anomalie ». Un tiers des infractions découvertes concerne les règles d’étiquetage et un autre tiers les tromperies à l’égard du consommateur. Pour les auteurs du document, la crise de la grippe aviaire qui a frappé le secteur en 2016 et 2017 a fait augmenter « le risque d’apparition de pratiques commerciales trompeuses à l’égard du consommateur ou du non-respect des normes de commercialisation en vigueur ».