Pertes de la Caisse d'Epargne: le trader mis en examen pour «abus de confiance»

CRISE FINANCIERE Il est passible de 3 ans de prison et 375.000 euros d'amende...

Avec agence

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Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les pertes de 751 millions d'euros subies en plein krach boursier par la Caisse d'Epargne qui a porté plainte contre X pour "abus de confiance".
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les pertes de 751 millions d'euros subies en plein krach boursier par la Caisse d'Epargne qui a porté plainte contre X pour "abus de confiance". — Bertrand Langlois AFP

Un trader de la Caisse d'Epargne, soupçonné d'être à l'origine de la perte de 751 millions d'euros subis par la banque entre la mi-septembre et la mi-octobre, a été mis en examen jeudi soir pour «abus de confiance» et placé sous contrôle judiciaire. Un chef passible de trois ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende. Le contrôle judiciaire requis par le parquet comprend une interdiction de quitter le territoire français et d'entrer en contact avec des salariés de la banque.

L'avocate du trader n'a pas fait de déclaration. La Caisse d’Epargne a de son côté pris «acte» de la mise examen et réaffirmé son intention de se constituer «partie civile prochainement».

«Des éléments troublants»

Les policiers de la brigade financière s'étaient rendus lundi au siège de la Caisse d'Epargne, le parquet ayant ouvert vendredi une enquête préliminaire pour abus de confiance afin de «déterminer le mécanisme qui a conduit à cette perte et à rechercher d'éventuelles responsabilités pénales».


Le même jour, la Caisse nationale des Caisses d'épargne et de prévoyance (CNCE) avait déposé plainte contre X pour ce chef.

«A l'issue des premières investigations menées par les services de l'inspection et de la déontologie de la CNCE, il est apparu des éléments troublants» concernant les conditions de réalisation des opérations ayant mené à la perte, avait expliqué la banque dans un communiqué lundi.

Ces éléments peuvent «revêtir à l'évidence une qualification pénale, entre autre d'abus de confiance», avait-elle ajouté en précisant qu'elle se constituerait partie civile «dès qu'une information judiciaire sera ouverte».