CES Las Vegas 2020 : Lexilight, la première lampe d’aide à la lecture pour les dyslexiques

START-UP Le salon de l’électronique Consumer Electronics Show qui se tient à Las Vegas du 7 au 10 janvier accueille, cette année encore, de nombreuses entreprises françaises, comme Lexilife. Cette start-up a créé Lexilight, la première lampe d’aide à la lecture pour les dyslexiques

Romain Lescurieux

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Lexilight, la première lampe d'aide à la lecture pour les dyslexiques.
Lexilight, la première lampe d'aide à la lecture pour les dyslexiques. — Lexilife
  • La dyslexie est un trouble d’apprentissage qui touche près de 10 % de la population française.
  • Lexilife, start-up 100 % française, a créé Lexilight, la première lampe d’aide à la lecture pour les dyslexiques.
  • Ils seront au CES de Las Vegas début janvier pour présenter leur produit et espérer une levée de fonds de 5 millions d’euros.

Un objet qui va changer la vie de nombreuses personnes. Alors que la dyslexie est un trouble d’apprentissage qui touche près de 10 % de la population française, la start-up Lexilife, a créé Lexilight, la première lampe d’aide à la lecture pour les dyslexiques. Cette entreprise 100 % made in France, fait partie de la délégation de la région Ile-de-France, qui se rend à partir de ce 7 janvier au CES de Las Vegas, pour présenter un produit final censé permettre aux personnes dyslexiques de pouvoir lire plus vite, plus longtemps et sans fatigue oculaire. A l’origine du projet, la rencontre de différentes personnes.

« Lexilight est né d’une découverte faite il y a deux ans par deux chercheurs bretons. Soit une définition plus concrète de ce que pourrait être la dyslexie selon eux », explique Jean-Baptiste Fontes, fondateur de la start-up. « En fait, ils ont observé dans le fond des yeux, ce que l’on appelle les taches de Maxwell, et ont remarqué que les dyslexiques avaient deux taches parfaitement identiques alors qu’elles devraient ne pas se ressembler. Cela veut dire qu’un dyslexique a deux yeux dominants, donc deux images qui arrivent en même temps, un cerveau incapable de faire un choix et donc un texte troublé à cause d’un effet miroir », poursuit-il. Concrètement, c’est pour cela que les lettres « p » et « b » ou « p » et « q » peuvent poser problème.

Entendant parler de cette avancée, Jean-Baptiste Fontes, entrepreneur spécialisé dans le domaine de l’éclairage LED, part à leur rencontre. Ensemble, ils font tester leur découverte sur un proche dyslexique de Jean-Baptiste Fontes, âgé de 13 ans. « Je me suis rendu compte que la découverte était réelle et qu’il y avait un vrai bénéfice à la lecture », dit-il.

Vers une levée de fonds de 5 millions d’euros ?

Dès lors, partant de cette découverte, ils mettent au point un outil pour « créer un œil dominant ». Et finissent par mettre au point une lampe qui « en modulant et pulsant des ondes lumineuses d’une certaine façon, pouvait tromper le cerveau ». « Après, chacun est unique donc il y a des réglages à faire », note-t-il, et ce, grâce à deux molettes sur la lampe. A l’arrivée grâce à des variations de lumières qui efface l’effet miroir, lire devient enfin un plaisir sans effort. Et pour cause. Ils ont testé leur produit sur un panel de dyslexiques. Résultats : Sur 300 personnes, 87 % d’entre eux approuvaient un résultat positif.

Aujourd’hui, Lexilight s’apprête à s’envoler pour Las Vegas pour présenter une version définitive et commercialisable de cette fameuse lampe pour un tarif fixé à 549 euros. « Ça peut paraître élevé mais elle est 100 % made in France et garantie dix ans », assure Jean-Baptiste Fontes. Lexilife qui compte six salariés à Paris​ et deux en Bretagne, espère aussi faire à cette occasion une première levée de fonds autour de 5 millions d’euros.