Bouches-du-Rhône : L’usine Alteo de Gardanne demande à être placée en redressement judiciaire

ECONOMIE Connue pour ses « boues rouges », l’usine Alteo de Gardanne, en difficulté économique, demande à être placée en redressement judiciaire

M.Cei. avec AFP

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Site de MangeGarri à Gardanne où des résidus de bauxite sont stockés sous forme solide par Alteo, le 8 octobre 2010.
Site de MangeGarri à Gardanne où des résidus de bauxite sont stockés sous forme solide par Alteo, le 8 octobre 2010. — AFP PHOTO / ANNE-CHRISTNE POUJOULAT

L’information a été communiquée ce mardi dans la matinée au comité social et économique de l’entreprise. Connue pour ses « boues rouges », l’usine Alteo de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône​ pourrait être placée en redressement judiciaire, selon un communiqué de presse de la société. Telle est du moins la demande de la direction auprès du tribunal de commerce de Marseille, qui devrait se prononcer sur ce cas ce jeudi.

Alteo est le leader mondial des alumines de spécialité, et entrepose ses résidus solides de bauxite, chargés d’arsenic, sur le site en plein air de Mange-Garri, vaste espace dans la pinède à Bouc-Bel-Air, près de Gardanne. Après avoir connu « un niveau d’activité élevé en 2018 » et durant le premier semestre 2019, la société a connu une « chute brutale » d’activité depuis l’été en raison d’une « chute de la demande d’alumine » de spécialité, a ajouté la direction. « La situation s’est encore dégradée ces dernières semaines, entraînant une baisse des ventes en novembre de 30 % », selon elle.

Cette demande sera examinée par le tribunal de commerce de Marseille le 12 décembre, a précisé Alteo dans un communiqué. L’objectif de la direction du groupe est « de définir les moyens d’assurer la pérennité de l’activité et des emplois », précise son président Frédéric Ramé. Alteo qui réalise un chiffre d’affaires de 242 millions d’euros emploie 480 salariés à Gardanne.