Taxe sur le gazole : Elisabeth Borne ne reviendra pas sur la baisse de l’avantage fiscal

FISCALITE La ministre chargée des Transports a assuré que la réduction de l’avantage fiscal allait « dans le sens de l’Histoire »

20 Minutes avec AFP

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Elisabeth Borne à Montpellier, le 3 décembre 2019.
Elisabeth Borne à Montpellier, le 3 décembre 2019. — Max BAUWENS/SIPA

Le gouvernement ne reculera pas. Invitée du Grand Jury RTL, Le Figaro et LCI, la ministre chargée des Transports Elisabeth Borne est revenue sur la hausse des taxes sur le gazole, qui a provoqué la colère des professionnels du transport routier.

En effet, samedi, plusieurs blocages étaient organisés et des opérations de filtrage étaient menées aux abords de certains péages autoroutiers. Cette semaine, les professionnels du BTP ont également bloqué des dépôts pétroliers pour protester contre la mesure.

« Cette hausse est légitime » a justifié la ministre, ajoutant que la mesure n’était « pas une surprise ». « On a réduit de 2 centimes l’avantage fiscal, c’est dans le sens de l’Histoire et il faut participer à l’énorme effort d’amélioration de notre réseau » a-t-elle déclaré.

Désavantagés par rapport aux concurrents étrangers

Cet été, Elisabeth Borne avait annoncé la réduction, à partir de 2020, de l’avantage fiscal accordé aux transporteurs routiers sur le gazole. Cette mesure, qui doit rapporter 140 millions d’euros en année pleine, est destinée à financer les infrastructures de transports. Elle a été approuvée par l’Assemblée nationale le 17 octobre, puis supprimée par le Sénat en première lecture. Une commission mixte paritaire doit se réunir mercredi prochain pour tenter de trouver un accord sur un texte.

Les routiers s’estiment, eux, désavantagés par rapport à leurs concurrents étrangers qui ne contribuent pas à l’entretien des infrastructures routières en France, ni ne respectent la réglementation européenne de cabotage [acheminement de passagers ou de marchandises sur une course distance]. Interrogée sur cette situation, Elisabeth Borne a précisé qu’il s’agissait d’« une réflexion que l’on peut poursuivre avec les organisations professionnelles ».