Nord : Les salariés de Tim « pris en charge » avant leur licenciement

SOCIAL L’entreprise avait été placée en liquidation judiciaire fin novembre

20 Minutes avec AFP

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L'usine Tim près de Dunkerque.
L'usine Tim près de Dunkerque. — Google maps

Jeudi, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé la prise en charge des 304 salariés du fabricant de cabines d’engins de chantier Tim, placé en liquidation fin novembre.

« On va prendre en charge individuellement les salariés avant même qu’ils soient licenciés afin que chacun retrouve une trajectoire professionnelle », s’est engagée Agnès Pannier-Runacher à l’issue d’une réunion à Dunkerque avec le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), et des représentants syndicaux de l’entreprise. Elle a annoncé que les salariés seraient accompagnés « dans un dispositif Pôle emploi, et ce avant la trêve de Noël ».

Un espoir de trouver un repreneur

Les pouvoirs publics espèrent encore trouver un ou plusieurs repreneurs pour relancer l’activité sur le site de Quaëdypre. « Pour l’instant, des gens se montrent intéressés par le site, mais rien n’est encore solide et sérieux », a déclaré Xavier Bertrand. « La Région et la communauté de communes doivent avoir leur mot à dire et on fera une offre pour obtenir un droit de regard », a-t-il ajouté.

Xavier Bertrand a également annoncé que la région pourrait soutenir financièrement des formations à destination des salariés, « à condition que cela amène sur un emploi ». Une nouvelle réunion à ce sujet doit se tenir la semaine prochaine. « On se sent aidés et non abandonnés », a reconnu Olivier Cresson, délégué CGT, tout en estimant que jusqu’ici « rien ne change ». « On attendant maintenant les premiers travaux du comité de suivi ».

L’entreprise Tim, contrôlée par l’homme d’affaires bulgare Fil Filipov, avait été placée en liquidation sans poursuite d’activité le 27 novembre, après des mois de difficultés attribuées par certains à la gestion de son dirigeant et au manque de soutien du gouvernement.