Toulouse : L'équipementier aéronautique Latécoère passe sous pavillon américain

ECONOMIE Lancée en juin, l’offre publique d’achat amicale lancée sur l’équipementier aéronautique toulousain par le fonds d’investissement Searchlight a abouti mercredi

B.C. avec AFP

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Logo Latecoere. Marque. Sous traitant Airbus. Avionneur. Fabricant aeronautique aviation.
Logo Latecoere. Marque. Sous traitant Airbus. Avionneur. Fabricant aeronautique aviation. — A.GELEBART/20 MINUTES

Au début du siècle dernier, Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet étaient aux commandes de ses avions. Installé depuis toujours à Toulouse, l’équipementier aéronautique historique  Latécoère est passé mercredi sous le contrôle du fonds d’investissement américain Searchlight.

Après avoir acquis en avril 26 % du capital auprès de trois autres fonds, Searchlight avait lancé en juin une offre publique d’achat amicale. Cette OPA avait été accueillie favorablement par le conseil d’administration, mais beaucoup plus fraîchement par les syndicats de la société qui fournit notamment Airbus et emploie 5.000 salariés.

« Nous affirmons que Searchlight n’est aucunement en mesure d’apporter à Latécoère ce dont Latécoère a besoin […]. Searchlight veut gagner le plus d’argent possible le plus vite possible », avait insisté dans un communiqué la CGT de l’équipementier qui en avait appelé au ministre de l’Economie, Bruno Lemaire.

Plus de 62 % des actions

L’opération a fini par aboutir selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a précisé que le fonds d’investissement détenait désormais 62,76 % de l’entreprise. Cette offre, qui représentait une prime de 34 % aux détenteurs d’actions, valorisait l’entreprise à 365 millions d’euros.

« Ils ont certes pris le contrôle, mais ils devront composer avec d’autres actionnaires et ne pourront pas faire exactement ce qu’ils voulaient, puisque leur première intention était de sortir Latécoère de la cotation », assure Florent Coste, secrétaire CGT qui rappelle que la société est immatriculée aux îles Caïmans.

Pour sortir une entreprise de la Bourse il faut en effet que l’actionnaire majoritaire détienne plus de 90 % du capital et des droits de vote.