Vin bio : La France va bientôt dépasser l’Allemagne et devenir le premier consommateur mondial

ALCOOL La production française de vin bio devrait passer de 165 millions de bouteilles en 2013 à 613 millions en 2023

20 Minutes avec agences

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Illustration vin bio
Illustration vin bio — S.ORTOLA/20MINUTES

Le succès de la filière bio se vérifie aussi dans le secteur du vin. L’engouement est mondial mais c’est bien la France qui devrait devenir le premier consommateur de vins bio en 2021, détrônant l’Allemagne, indique l’institut britannique IWSR dans une étude de référence présentée ce lundi à Paris.

La France consommera alors deux fois plus de vin bio qu’en 2013. Et en 2023, elle représentera 20 % de la consommation mondiale, prévoit l’étude réalisée pour l’interprofession SudVinBio du Languedoc, avant le salon Millésime Bio qui se tiendra du 27 au 29 janvier à Montpellier. Elle devancera alors l’Allemagne, suivie de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

La production va considérablement augmenter

Le développement de cette filière est d’autant plus notable que la consommation mondiale de vin a plutôt tendance à se tasser, note l’institut, qui suit les marchés des alcools dans 157 pays. Aujourd’hui, l’Allemagne est toujours le premier pays consommateur de vins bio du monde, devant la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

En réponse à cette forte demande, les trois principaux pays producteurs de vin du monde, Italie, Espagne et France, vont considérablement accroître leurs surfaces certifiées bios. Ainsi, de 165 millions de bouteilles de vin bio en 2013, la production française, passée à 361 millions de cols en 2018 (+119 %), devrait encore progresser de 70 % d’ici à 2023 à 613 millions, selon l’IWSR.

En Espagne, la production de 241 millions de cols en 2013, qui a déjà augmenté de près de 42 % en 2018 à 341 millions, devrait encore progresser de 76 % d’ici à 2023, à 599 millions. En Italie, premier producteur mondial, les 420 millions de bouteilles sorties des caves en 2013 ont progressé à 708 millions en 2018 (+68 %) et devraient passer à 924 millions en 2023 (+30 %), selon les projections de l’institut.

Une conversion de trois ans pour obtenir la certification

Dans les pays de l’Union européenne, un vin est certifié bio s’il respecte un cahier des charges interdisant le recours aux engrais chimiques, aux pesticides de synthèse et aux OGM. L’emploi des additifs et des auxiliaires œnologiques est interdit, tandis que le niveau de soufre est limité.

La certification bio est obtenue au bout d’une conversion de trois ans auprès d’un organisme indépendant accrédité.