Belgique : Les pièces de 1 et 2 centimes sont amenées à disparaître

ABANDON Ces pièces circulent mal dans le commerce et sont trop coûteuses à fabriquer

20 Minutes avec agence

— 

Illustration d'euros fabriqués dans l'usine pessacaise de la Monnaie de Paris.
Illustration d'euros fabriqués dans l'usine pessacaise de la Monnaie de Paris. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

En Belgique, depuis le 1er décembre, les commerçants ont l'obligation d'arrondir la note au 0 ou 5 centimes pour les paiements en espèces, rapporte la RTBF. Ce projet d'arrêté royal vise à abandonner progressivement les pièces de 1 et 2 centimes. 

Il avait été approuvé en novembre 2018 par le gouvernement fédéral belge. Celui-ci entend lutter contre la pénurie de pièces rouges. La Belgique n'a pas eu l'autorisation d'en frapper en 2018 car les instances européennes estimaient qu'il y en avait suffisamment en circulation dans le pays.

Frapper les pièces coûte trop cher

L'autre argument avancé par le gouvernement est le coût de la production de ces pièces. Frapper et transporter la monnaie a un prix et la plupart d'entre elles traînent dans les tiroirs des consommateurs ou font le bonheur des collectionneurs, commente la RTBF.

Du gâchis, en somme. Dans un premier temps, l'Etat Belge a demandé à la population de rendre ces pièces rouges à la Banque nationale avant d'imposer cette mesure d'arrondi.

Seule la note finale est arrondie

L'arrondi sera revu à la baisse par le commerçant quand les prix se termineront par 1,2,6 ou 7 centimes. Il sera arrondi au dessus quand le montant se terminera par 3,4,8 ou 9 centimes. Pour un paquet de riz vendu 3,32 euros, il passera donc à 3,30 euros, prend pour exemple la RTBF.

À noter que c'est l'addition finale qui est arrondie, et non chaque article. Pour payer le montant exact, il faudra utiliser un chèque ou une carte de paiement. Mais attention, même dans ce cas, le commerçant peut appliquer l'arrondi s'il l'a mentionné dans son magasin.

Une mesure semblable est appliquée en Finlande depuis 2002 et l'Italie a cessé d’émettre des pièces rouges depuis janvier 2018. Quant à la France, la question se pose. En 2004, selon une étude européenne, 74% des Français étaient favorables à l'abandon de la pièce de 1 centime, rapporte la la radio belge.