Vendée : L’usine Michelin de La Roche-sur-Yon pourrait fermer avant la fin 2020

USINE C’était jusque-là l’horizon annoncé par la direction du manufacturier

20 Minutes avec AFP

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Devant l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon. (archives)
Devant l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon. (archives) — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

La direction de Michelin n’exclut pas que l’usine Michelin de La Roche-sur-Yon ( Vendée) qui emploie 619 salariés et dont la fermeture a été initialement fixée pour fin 2020, puisse s’arrêter avant, a-t-elle annoncé vendredi. La direction affirme qu’il est « difficile » de dire quand l’usine de La Roche-sur-Yon fermera.

« On a annoncé la fermeture à l’horizon fin 2020, maintenant on a besoin de compétences clés pour savoir faire tout. Si ces compétences clés ne sont plus là, l’usine fermera », a indiqué Sophie Benchetrit-Balmary directrice des relations sociales chez Michelin et chargée de conduire les négociations pour les salariés de La Roche-sur-Yon et les 74 de Cholet, concernés aussi par la fermeture.

120 millions d’euros provisionnés

Selon la directrice, une fermeture à très brève échéance n’est pas à l’ordre du jour. « Il y a quand même de la production à faire, c’est leur activité, c’est leur travail », et « travailler c’est se préserver des risques psycho-sociaux », a-t-elle rappelé. « La priorité c’est l’accompagnement social, il faut décorréler la fermeture de l’usine et la production », a souligné Sophie Benchetrit-Balmary détaillant les mesures d’accompagnement qui ont été évoquées lors d’une cinquième réunion de travail jeudi avec les syndicats.

Elle a confirmé qu’une somme de « 120 millions d’euros de provision » a été constituée et « recouvre les coûts probables liés à la fermeture, dépréciation d’actifs et mesures d’accompagnement social ». Indemnité de 33.000 euros brut, aide aux familles en cas de déménagement : la direction a détaillé le dispositif pour la mobilité interne des salariés « souhaitant rester ».

Des mesures de préretraites sont aussi prévues et des indemnités pour les salariés ayant vécu plusieurs restructurations. Selon la direction, il sont 54 dans ce cas. Selon la direction, un tiers des salariés de La Roche-sur-Yon « souhaite rester chez Michelin et la moitié de ce tiers voudrait aller à Cholet, les autres à Bassens (Gironde), Clermont et Vannes ». La direction a indiqué maintenir son objectif de « finaliser les négociations d’ici la mi-décembre ».