La redevance audiovisuelle ne disparaîtra pas avec la suppression de la taxe d’habitation, selon Franck Riester

IMPOTS La redevance permet pour l’audiovisuel public « de garantir un financement pérenne et l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique », a expliqué le ministre de la Culture

20 Minutes avec agence

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La redevance télé ne devrait pas disparaître avec la suppression de la taxe d'habitation (illustration).
La redevance télé ne devrait pas disparaître avec la suppression de la taxe d'habitation (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

La contribution à l'audiovisuel public restera d’actualité même après la disparition de la taxe d'habitation​, à laquelle elle est actuellement rattachée. Invité ce vendredi matin sur le plateau de BFMTV, le ministre de la Culture a confirmé le maintien de cette redevance payée par 28 millions de foyers, mais sous un autre format. Certains membres du gouvernement appelaient pourtant à sa suppression.

« Le président de la République et le Premier ministre ont très clairement dit qu’il fallait maintenir un financement spécifique pour l'audiovisuel public pour garantir un financement pérenne et l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique », a expliqué Franck Riester pour justifier cette décision.

Des modalités encore à fixer

Le gouvernement travaille à déterminer les nouvelles modalités de règlement de la redevance après 2023, date à laquelle plus aucun Français ne devrait payer la taxe d’habitation. Aucun choix n’a encore été effectué. « Est-ce qu’il faut la rattacher à un autre impôt, est-ce qu’il faut modifier le mode de calcul et le mode de collecte ? », se demande le ministre.

Ce dernier a aussi indiqué vouloir que les services de streaming vidéo soient, comme les chaînes de télévision, obligés de financer la production audiovisuelle française. Pour lui, il s’agit d'« un enjeu majeur de souveraineté ». Franck Riester évoque une contribution correspondant à 20 % du chiffre d’affaires de ces plateformes. Il appelle également de ses vœux la mise en place d’un quota de 30 % de contenus européens au sein des catalogues de streaming.